Une « prison du Moyen-âge ». C’est ainsi que Boualem Sansal décrit la prison d’El Harrach, dans la banlieue est d’Alger, où il a été brièvement transféré mercredi 12 novembre avant de s’envoler vers Berlin pour sa première journée d’homme libre. Prison moyenâgeuse, pénitencier qui n’a rien à envier à ceux du Salvador ou du Brésil, Alcatraz algérois, ceux qui ont séjourné à El Harrach racontent tous un univers déshumanisé et déshumanisant. Son histoire qui remonte au début du18e siècle n’est sans doute pas étrangère à cette sinistre réputation.
A l’origine, le site est un bordj construit en 1724 sur des marais puants à l’époque de la Régence d’Alger. Un Dey fait de ces lieux, où les moustiques règnent en maitres, des écuries tout en gardant l’architecture mauresque. En 1855, sous le règn…

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