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[Expatriés] : Week-end triomphal pour les techniciens tunisiens en CLA

[Expatriés] : Week-end triomphal pour les techniciens tunisiens en CLA - Tunisie-Foot

Entre vendredi et dimanche, deux entraîneurs tunisiens ont marqué de leur empreinte le début de la phase de groupes de la Coupe de la Confédération CAF. Mouine Chaabani et Nabil Kouki ont tous deux signé des victoires convaincantes, illustrant l’excellence tactique tunisienne qui s’exporte bien au-delà des frontières.

Chaabani soigne l’entame avec Berkane

La RS Berkane n’a laissé aucune chance à Power Dynamos vendredi soir. En à peine un quart d’heure, Mouine Chaabani a vu ses hommes prendre le large grâce à un autogoal malheureux d’Aaron Katebe (13e), rapidement suivi d’une belle réalisation de Mounir Chouiar (16e).

Ce départ canon a brisé toute velléité zambienne. La seconde période n’a été qu’une formalité, Paul Bassene ajoutant un troisième but sur penalty (65e) pour parfaire le tableau. Une entrée en matière idéale pour les Orange Boys qui affichent clairement leurs prétentions continentales sous la houlette du stratège tunisien.

Cette victoire 3-0 traduit la préparation minutieuse de Chaabani et sa capacité à faire performer un collectif marocain qui semble avoir parfaitement assimilé ses principes de jeu : intensité, verticalité et réalisme offensif.

Kouki réussit son entrée

Le dimanche, c’était au tour de Nabil Kouki de goûter aux joies de la compétition continentale. Face aux redoutables Kaizer Chiefs d’Afrique du Sud, Al Masry a dû batailler pour s’imposer dans un match à rebondissements qui s’est joué dans les ultimes instants.

L’ouverture du score égyptienne est venue d’un penalty de Bonheur Mugisha (58e), mais Dillan Solomons a rapidement remis les deux formations à égalité d’un magnifique solo (66e). Alors que le nul semblait se dessiner, Mohamed Hashem a surgi pour offrir la victoire à son équipe dans les derniers instants (87e).

Pour Kouki, c’est une manière idéale de débuter cette aventure africaine, face à une formation sud-africaine réputée difficile à manœuvrer. Le technicien tunisien a su trouver les ressources pour faire basculer le match en sa faveur malgré l’égalisation adverse.

Le duel tuniso-tunisien à la saveur particulière

Cette rencontre avait une dimension supplémentaire : elle opposait deux cerveaux tunisiens, Kouki d’un côté et Khalil Ben Youssef de l’autre, ce dernier étant aux commandes des Kaizer Chiefs après le départ de Nasreddine Nabi. Un affrontement tactique qui a tourné à l’avantage du premier, mais qui témoigne de l’influence grandissante des entraîneurs tunisiens dans le football africain.