« Essayer d’assembler un puzzle sans regarder l’image sur la boîte. » La métaphore de Dan Jorgensen, le commissaire européen à l’Énergie, résume le problème : l’Europe a construit, au fil des ans, son infrastructure énergétique à l’aveugle, État par État, sans vision d’ensemble. Résultat : un patchwork coûteux qui amoindrit la compétitivité du continent.
Mercredi 10 décembre, la Commission a dévoilé les huit « autoroutes énergétiques » prioritaires qui devraient compléter les interconnexions européennes. Bruxelles veut reprendre la main sur la planification, jusqu’ici éclatée entre capitales. « Ces réseaux permettront aux entreprises de concourir à armes égales sur le marché unique », justifie la première vice-présidente Teresa Ribera, en charge de la Concurrence. Ce n’est pas la premiè…

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