La Suède pourrait livrer à l’Ukraine des missiles Meteor, qui figurent parmi les plus performants de l’arsenal européen.
C’est un communiqué de presse du ministère de la Défense ukrainien qui fait parler. Publié le 1er février, ce dernier revenait sur l’échange téléphonique qu’avait eu Mykhailo Fedorov, nommé ministre de la défense le 14 janvier dernier, avec son homologue suédois, Pål Jonson.
La Suède prépare « l’un des plus importants programmes d’assistance en matière de sécurité » pour l’Ukraine, incluant des moyens de défense anti aérien, des radars produits par Saab, des systèmes de guerre électronique, des drones et des capacités de frappe dans la profondeur.
La fin du communiqué revient sur la « fourniture potentielle » d’avions Gripen et surtout « le transfert de missiles Meteor », « des outils clés pour contrer les avions transportant des bombes aériennes guidées. »
Si l’arrivée de 100 à 150 avions Gripen avait été l’objet d’une lettre d’intention en octobre 2025, l’évocation des missiles Meteor est en revanche nouvelle.
Missile de longue portée
En service dans les armées de l’air française, italienne, anglaise, allemande, espagnole et suédoise, le Meteor est un missile air-air de longue portée, pouvant atteindre une cible à plus de 200 km. Produit par l’entreprise franco-britannique MBDA, le missile, qui mesure près de quatre mètres et pèse 190 kg, file à une vitesse estimée à Mach 4 (près de 5 000 km/h) grâce à un moteur à statoréacteur.
Ce dernier fournit au missile « une poussée jusqu’à l’interception de la cible, ce qui lui donne une « no escape zone » unique, plus étendue que celles de nombreux autres missiles air-air », explique MBDA sur son site. Il est guidé par un autodirecteur électromagnétique.
On le retrouve sous les ailes du Rafale (France) depuis 2021, du Typhoon (Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne), du Gripen (Suède) et du KF-21 (Corée du Sud). Des essais menés en 2025 devraient permettre de l’intégrer au chasseur américain F-35.
L’arrivée de missiles Meteor permettrait à l’armée de l’air ukrainienne, en l’intégrant à des chasseurs plus anciens comme les F-16 ou les Mirage 2000-5F, de cibler les bombardiers Tu-95MS et Tu-22M qui tirent régulièrement des missiles de croisière contre les villes et infrastructures de l’Ukraine, ou encore les avions d’attaque au sol qui ciblent les positions défensives ukrainiennes. Reste à savoir quand et surtout combien de missiles Meteor les pays européens pourront livrer à l’Ukraine…

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