Dimanche 8 février, le bureau du chef spirituel a publié un communiqué de presse dans lequel il dément fermement toute rencontre avec le défunt pédocriminel.
Parmi les noms figurant dans les dossiers Epstein, rendus publics par le ministère américain de la Justice, figure celui du Dalaï-Lama, qui apparaîtrait 154 fois, selon un décompte de l’AFP et 168 fois selon celui de la chaîne chinoise CGTN.
Aucun élément ne permet d’attester que le chef spirituel bouddhiste a un jour rencontrer le pédocriminel mort en prison en 2019, mais la mention du Dalaï-Lama est dénoncée par plusieurs médias chinois. À tel point que son bureau a publié un communiqué assurant que le dirigeant spirituel tibétain n’avait « jamais rencontré » Jeffrey Epstein.
« Certains articles récents dans les médias et certaines publications sur les réseaux sociaux concernant les dossiers Epstein tentent d’établir un lien entre Sa Sainteté le dalaï-lama et Jeffrey Epstein », est-il écrit. « Nous pouvons confirmer sans équivoque que Sa Sainteté n’a jamais rencontré Jeffrey Epstein et n’a jamais autorisé quiconque à le rencontrer ou à interagir avec lui en son nom ».
Des accusations venues d’un média chinois
La chaîne CGTN évoque, de son côté, un courriel daté de 2012, envoyé à Epstein par un expéditeur dont l’identité a été masquée, qui lui suggère d’aller « sur une île où le Dalaï-Lama se rendra ». Ce à quoi Jeffrey Epstein aurait répondu : « allez à l’événement », sans mentionner s’il s’y rendrait également. La chaîne publique chinoise insiste par ailleurs sur le fait que le nom du Dalaï-Lama est aussi cité dans « de nombreux courriels personnels ».
Cette affaire s’inscrit dans un contexte politique plus large, puisque Pékin considère que la province du Tibet fait partie de la Chine, ce à quoi s’est toujours opposé le Dalaï-Lama.
En 2023 lors d’une rencontre à Dharamsala, en Inde, le chef spirituel avait embrassé un petit garçon avant de lui demander de lui sucer la langue. La scène avait provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Le Dalaï-Lama avait présenté ses excuses dans un communiqué, affirmant regretter un geste qu’il avait décrit comme une plaisanterie « innocente et ludique ».

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