Le solde de la balance commerciale alimentaire a enregistré un bond spectaculaire au cours du premier mois de 2026. Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture, l’excédent a plus que doublé pour atteindre 424,9 millions de dinars à fin janvier, contre 175,1 millions de dinars à la même période en 2025.
Cette performance s’explique par un double mouvement : la consolidation des recettes à l’exportation, notamment grâce à l’huile d’olive, et la contraction marquée des importations de produits de base. Le taux de couverture des importations par les exportations a ainsi grimpé à 190,3 %, contre 125,1 % un an auparavant.
L’huile d’olive, pilier des exportations
L’huile d’olive confirme son statut de levier stratégique en devises. La valeur de ses exportations a progressé de 17,8 % pour atteindre 610,5 millions de dinars, contre 518,4 millions un an plus tôt. Elle représente désormais 68,2 % de l’ensemble des exportations alimentaires nationales, contre 59,5 % à fin janvier 2025.
Au total, les exportations alimentaires ont augmenté de 2,7 % pour s’établir à 895,2 millions de dinars, soit 16,9 % des exportations nationales.
Repli massif des importations
En parallèle, les importations alimentaires ont chuté de 32,5 % pour se limiter à 470,3 millions de dinars, ne représentant plus que 7,1 % des importations totales du pays.
Les importations de céréales ont reculé de 26,3 %, à 264,3 millions de dinars, soit 56,2 % des importations alimentaires. Le blé concentre l’essentiel de cette facture avec 154,5 millions de dinars, équivalant à 58,5 % des achats de céréales. Les prix moyens à l’importation du blé dur ont baissé de 16,7 %, et ceux du blé tendre de 10,5 %.
Les importations de sucre ont, quant à elles, plongé de 93 %, malgré une hausse de 44 % du prix moyen à l’importation. À l’inverse, les achats d’huiles végétales ont légèrement progressé de 4,2 % pour atteindre 29 millions de dinars, en dépit d’un recul de 6,7 % de leur prix moyen.
Un impact sur le déficit global
L’amélioration de la balance alimentaire a contribué à atténuer le déficit commercial global. À fin janvier 2026, celui-ci s’est replié de 27 % pour s’établir à 1 287,6 millions de dinars, contre 1 764,6 millions un an auparavant.
Les exportations totales ont progressé de 5,4 %, tandis que les importations ont augmenté de 3 %. Les échanges commerciaux globaux ont atteint 5 298,7 millions de dinars à l’export et 6 586,4 millions de dinars à l’import.
Ce début d’année confirme ainsi le rôle déterminant du secteur agricole, et en particulier de l’huile d’olive, dans l’équilibre des comptes extérieurs du pays.

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