L’aéroport Tunis-Carthage va grandir en un rien de temps. D’ici 2030, il pourra accueillir plus de 18,5 millions de passagers par an. C’est plus du double des 7,2 millions actuels.
Selon la présidence du gouvernement, aujourd’hui, il draine déjà 60% du trafic aérien tunisien. Et plus de 75% de l’activité des aéroports gérés par l’Office de l’aviation civile.
Le projet ? Un nouveau terminal pour 11 millions de voyageurs. Une rénovation du terminal existant pour passer à 7 millions. Et le terminal 2 réactivé, pour 500 000 passagers.
Tout ça s’inscrit dans un grand plan national. On mise sur le numérique en priorité. L’objectif : faire de la Tunisie un hub aérien régional. Et booster le tourisme par la même occasion.
L’extension de Aéroport international de Tunis-Carthage soulève également une question sensible pour les riverains. L’augmentation du trafic aérien pourrait entraîner davantage de nuisances sonores, une pression accrue sur la circulation et une dégradation potentielle de la qualité de l’air dans les quartiers proches.
Pour limiter ces impacts, le projet devra impérativement s’accompagner d’une étude d’impact environnemental transparente, de mesures concrètes d’isolation phonique des logements, de restrictions sur les vols nocturnes et d’un mécanisme clair d’indemnisation ou de concertation avec les habitants concernés.
La réussite du chantier dépendra aussi de la capacité des autorités à protéger la qualité de vie des citoyens vivant à proximité des pistes.

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