La Banque mondiale a annoncé un financement additionnel de 50 millions de dollars en faveur de la Tunisie dans le cadre du Programme intégré de résilience aux catastrophes. Grâce à cette nouvelle enveloppe, le montant global mobilisé atteint désormais 125 millions de dollars.
Cet appui vise à étendre la protection contre les inondations urbaines à trois zones particulièrement exposées : Tunis Ouest, Gabès et Djerba. Le programme capitalise sur l’expérience acquise à Bizerte, Monastir et Nabeul, où des actions concrètes ont déjà été menées pour réduire la vulnérabilité des populations.
Des risques climatiques en nette aggravation
La Tunisie fait face à une intensification des risques climatiques. En janvier dernier, des épisodes pluviométriques records ont provoqué d’importantes perturbations dans plusieurs régions du pays. Ces événements extrêmes mettent sous pression les infrastructures urbaines, les réseaux de drainage et les activités économiques locales.
Dans ce contexte, le renforcement des dispositifs de prévention et d’adaptation devient stratégique. Le programme ne se limite pas à des travaux physiques : il intègre des systèmes d’alerte précoce, la modernisation des services hydrométéorologiques et des mécanismes de protection financière destinés à amortir l’impact économique des catastrophes naturelles.
660 000 nouveaux bénéficiaires attendus
Selon les estimations, plus de 660 000 personnes supplémentaires devraient bénéficier directement de ce financement. Les investissements prévus visent à assurer la continuité de l’activité économique dans les zones exposées, à préserver l’emploi et à créer de nouvelles opportunités locales, notamment dans la maintenance et la gestion des infrastructures de protection contre les inondations.
Lancé en 2021 avec le cofinancement de l’Agence française de développement, le Programme intégré de résilience aux catastrophes a déjà permis de protéger près de 170 000 personnes vulnérables. Le nouvel apport financier renforce l’intégration entre infrastructures physiques, outils technologiques et instruments financiers, consolidant ainsi la résilience nationale.
Un levier stratégique pour la stabilité économique
Au-delà de la gestion des risques, ce financement s’inscrit dans une logique de sécurisation du développement économique. La protection contre les inondations constitue un facteur clé pour préserver les investissements publics et privés, réduire les pertes liées aux catastrophes et renforcer la confiance des acteurs économiques.
En portant l’enveloppe totale à 125 millions de dollars, la Banque mondiale confirme son engagement à accompagner la Tunisie dans l’adaptation aux changements climatiques et la construction d’un modèle de développement plus résilient et durable.

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