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Burkina Faso : Ouagadougou sous le choc après l’assassinat de l’ancienne ministre Viviane Compaoré

Burkina Faso : Ouagadougou sous le choc après l’assassinat de l’ancienne ministre Viviane Compaoré

Figure respectée de la scène politique burkinabè, Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo a été retrouvée sans vie à son domicile de Ouagadougou. Ce décès a provoqué une onde de choc bien au-delà des cercles institutionnels. Les circonstances troubles de sa mort, survenues dans un quartier résidentiel de la capitale, interrogent autant qu’elles inquiètent. Tandis que la justice a ouvert une enquête approfondie et mobilisé d’importants moyens, l’opinion publique s’interroge sur les motivations de cet acte.

Une découverte tragique dans le quartier Karpala

La disparition brutale de Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo plonge le Burkina Faso dans une vive émotion. Ancienne ministre, ex-gouverneure de région et ancienne députée, cette figure connue de la vie publique a été retrouvée morte à son domicile de Ouagadougou. Une enquête judiciaire d’envergure a été immédiatement ouverte pour élucider les circonstances de ce meurtre qui soulève de nombreuses interrogations.

Les faits se sont déroulés dans le secteur 51 de Ouagadougou, plus précisément dans le quartier Karpala. Vendredi, le corps sans vie de Viviane Compaoré a été découvert à son domicile, alertant les forces de l’ordre. Selon les premières informations communiquées par le parquet, la victime aurait été agressée avant d’être tuée chez elle, dans des conditions encore à préciser.

Ancienne responsable politique au parcours marquant

L’alerte a été donnée le 10 janvier 2026 en début d’après-midi. À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont rapidement sécurisé la zone afin de permettre les premières constatations. Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo n’était pas une personnalité inconnue. Elle a occupé plusieurs fonctions de premier plan au sein de l’appareil d’État burkinabè.

Députée à l’Assemblée nationale, gouverneure de la région du Nord, puis ministre, elle a marqué la vie politique par son engagement administratif et institutionnel. Ces responsabilités successives font aujourd’hui de son assassinat un événement particulièrement sensible, tant sur le plan politique que sécuritaire, dans un contexte national déjà fragilisé. Face à la gravité des faits, le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga II a annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire.

Une enquête judiciaire mobilisant plusieurs services spécialisés

Une équipe pluridisciplinaire s’est rendue sur place, réunissant magistrats du parquet, enquêteurs de la police judiciaire, experts de la police scientifique et technique, ainsi qu’un médecin légiste. Les premières analyses visent à déterminer les causes exactes du décès, l’heure approximative de la mort et les éventuels indices laissés sur la scène du crime.

Des réquisitions ont été transmises aux services de médecine légale afin de compléter les examens médico-légaux. Le ministère public affirme que l’enquête est conduite avec une attention particulière. Les autorités judiciaires parlent d’une mobilisation accrue des enquêteurs pour retrouver les auteurs de ce crime et identifier d’éventuels complices. Les pistes explorées pourraient être multiples : acte criminel ciblé, cambriolage ayant mal tourné ou règlement de compte.

Appel à témoin lancé pour identifier les auteurs

À ce stade, aucune hypothèse n’est officiellement privilégiée, les enquêteurs souhaitant s’appuyer sur des éléments factuels avant toute conclusion. Dans le cadre des investigations, un appel à témoins a été officiellement lancé. Le parquet invite toute personne disposant d’informations, même jugées mineures, à se rapprocher du Commissariat de police de l’Arrondissement 12 de Ouagadougou ou de tout autre service de police judiciaire. Cette démarche vise à recueillir des témoignages pouvant aider à reconstituer les dernières heures de la victime ou à identifier des mouvements suspects observés dans le voisinage.

Ce drame relance le débat sur la protection des personnalités publiques, mais aussi sur la sécurité des citoyens ordinaires à Ouagadougou. Alors que l’enquête se poursuit, de nombreuses voix appellent à la transparence et à la rapidité des investigations afin que toute la lumière soit faite sur ce crime.