À l’instar de l’Espagne et de la Tunisie, l’Italie fait face cette année à des difficultés pour gérer l’abondance exceptionnelle de sa production d’huile d’olive. Les agriculteurs italiens, représentés par le Consortium national des oléiculteurs italiens, ont sollicité l’intervention du gouvernement afin d’envisager le recours à des mécanismes de régulation du marché.
Ces dernières semaines, des tensions importantes ont émergé dans le secteur, perturbant son fonctionnement à un moment crucial, alors que les acteurs ont besoin de stabilité et de visibilité économique et financière en pleine période de pic de production. Les professionnels réclament notamment l’activation de l’article 167a du règlement du Parlement européen et du Conseil. Ce dispositif prévoit que, dans le but d’améliorer et de stabiliser le fonctionnement du marché commun des huiles d’olive, les États membres producteurs peuvent instaurer des normes de commercialisation pour mieux réguler l’offre.
Concrètement, cette mesure permettrait le retrait temporaire du marché de volumes déterminés d’huile d’olive extra vierge nationale. Une telle intervention viserait à prévenir les déséquilibres et à garantir la fluidité des échanges commerciaux, dans l’intérêt aussi bien des producteurs que des consommateurs. L’objectif central reste de protéger les revenus des agriculteurs contre les fluctuations brutales des prix et du marché. Cela intéresse directement les exportateurs tunisiens. Le maintien des prix à l’échelle internationale est précieux pour notre balance commerciale et pour toute la filière qui cherche à stabiliser ses finances. Les investisseurs seront encore encouragés à mettre de l’argent dans le secteur. Néanmoins, il faut absolument travailler sur l’extension des capacités de stockage, car tous les signes montrent que notre production resterait élevée durant les prochaines années.

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