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Officiel: en Tunisie l’IA va nous libérer de nos jobs…

Officiel: en Tunisie l’IA va nous libérer de nos jobs…

Ce matin, une information circule: l’intelligence artificielle s’apprête à prendre en charge une part massive du travail en Tunisie. Tâches administratives, analyses financières, reporting, gestion des plannings — les machines avancent, silencieusement, méthodiquement. Et la première réaction de beaucoup ? La panique. Mais juste après la panique — si on reste honnête avec soi — il y a une autre sensation. Plus discrète. Presque inavouable. Un soulagement.

Parce que quelque part, on savait. On savait qu’on courait sans vraiment savoir vers quoi. Que les deadlines se succédaient comme des vagues, et qu’entre deux réunions, il n’y avait plus de place pour se demander: mais moi, dans tout ça, je suis qui ?

Pas votre poste. Pas votre chiffre d’affaires. Pas votre réputation dans le secteur.

Vous. L’être humain.

Hatem Goucha —coach professionnel, après 26 ans à construire, à livrer, à performer, il a eu cette prise de conscience rare et brutale : ce qui le motivait réellement, ce n’était pas ce qu’il faisait. C’était pourquoi il le faisait. « Il faut apprendre à écouter cette voix intérieure, comprendre ses forces et ses limites, et surtout savoir pourquoi on fait ce qu’on fait» souligne Goucha. Il parle du syndrome de l’imposteur que beaucoup portent en silence. De la connaissance de soi qu’on reporte toujours à plus tard. De ce life purpose — cet objectif de vie profond — qu’on ne cherche jamais vraiment parce qu’on n’a jamais vraiment le temps. Mais le temps, on ne l’a pas. On le choisit.

Oui — c’est le 1er avril. Et non, l’IA ne signe pas vos contrats de licenciement aujourd’hui.

Mais voilà ce qui n’est pas une blague :

Des gens passent des décennies entières à travailler, à produire, à s’activer — et arrivent un matin, batterie à plat, à se rendre compte qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent. Pas parce qu’ils sont paresseux. Pas parce qu’ils sont perdus. Mais parce que personne ne leur a jamais posé la question. Et qu’eux-mêmes ne se la sont jamais posée sérieusement.

Qui êtes-vous, loin des chiffres ? Qu’est-ce qui vous anime, quand personne ne regarde ? Quelle vie voudriez-vous raconter dans vingt ans ?

Ce sont les vraies questions. Celles que l’IA, aussi puissante soit-elle, ne pourra jamais répondre à votre place.

Alors profitez de ce poisson d’avril pour sourire — puis posez votre téléphone. Fermez le tableau de bord. Et accordez-vous, pour une fois, le luxe d’une question sans deadline :

Qui êtes-vous, vraiment ?

Bon début de mois. Et surtout — bon début d’une vie qui vous ressemble.