Les agents de la police de l’immigration (ICE) ont plaqué au sol un infirmier américain de 37 ans avant de l’abattre de plusieurs balles, ce samedi, à Minneapolis. Donald Trump rejette la faute sur les élus démocrates locaux.
Près de trois semaines après le meurtre de Renee Good par un agent de la police de l’immigration (ICE), un Américain de 37 ans, du nom d’Alex Pretti, a été abattu samedi en pleine rue, à Minneapolis. La scène, filmée par une habitante, montre l’homme en train de filmer, lui aussi, les agents fédéraux avec son téléphone, avant de s’interposer devant l’un d’eux pour aider une femme jetée à terre.
On y voit clairement l’agent fédéral vaporiser ce qui pourrait être du gaz lacrymogène en direction de cet infirmier de profession, qui lui tourne le dos, toujours occupé à essayer de relever cette femme sur le sol enneigé et glissant de Minneapolis.
À cet instant, aucun agent fédéral n’est menacé. Pourtant, quatre ou cinq d’entre eux se jettent sur Alex Pretti, qui leur tourne toujours le dos, le plaquent au sol pour le maintenir, jusqu’à ce que l’un d’entre eux ne sorte son arme et l’abatte à bout portant. Plusieurs balles sont tirées.
La scène est d’une violence inouïe. Le temps semble s’arrêter pendant une seconde. Puis sous le choc, les témoins du drame se mettent à hurler, pleurer et interpeller les policiers sur ce qui vient de se passer. Les agents fédéraux eux-mêmes semblent déconcertés par le geste de leur collègue.
Attention, les images ci-dessous peuvent choquer.
BREAKING: A new video of ICE murdering the man in Minneapolis today shows a clear view of what happened from the front angle.
If anyone has the identities of the ice agents who shot this man, please DM me.
The apparently innocent man, who had a license to carry a firearm was… pic.twitter.com/XEea3KJrAm
— Ed Krassenstein (@EdKrassen) January 24, 2026
La scène, irréaliste, laisse peu de place aux interprétations. Pourtant, selon le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS), Alex Pretti était armé d’un pistolet semi-automatique (dont il a publié une photo) et aurait « violemment résisté » avant que le policier, « craignant pour sa vie », ne lui tire dessus. « Cela ressemble à une situation où un individu voulait commettre un maximum de dégâts et massacrer des forces de l’ordre », a-t-il justifié sur X. Les images, pourtant, témoignent du contraire.
Selon le média d’investigation Bellingcat, on apercevrait, dans une autre vidéo, l’un des agents muni du même pistolet que celui posté par le DHS « quelques instants avant que le premier coup ne soit tiré ».
Trump rejette la faute sur les élus locaux
D’après le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, l’infirmier, comme beaucoup d’Américains, possédait un permis légal de port d’arme. Pour autant, les images ne le montrent pas pointer un pistolet en direction des agents.
Pour l’heure, nous savons seulement qu’il habitait la ville et n’était pas connu des services de police. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a fustigé l’administration Trump qui s’est « précipitée pour juger (les faits) en 15 minutes » sans avoir les tenants et les aboutissants.
Donald Trump, de son côté, a rejeté la faute sur les élus démocrates locaux : « Le maire et le gouverneur poussent à l’insurrection avec leur rhétorique pompeuse, dangereuse, et arrogante », a-t-il dénoncé sur son réseau Truth Social, appelant à laisser ICE « faire son travail ».

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