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Après l’attaque de Washington, Trump confronté à la fronde de ses soutiens

Après l’attaque de Washington, Trump confronté à la fronde de ses soutiens


Déjà ébranlé, le mouvement Maga s’apprête-t-il à connaître de nouvelles divisions ? L’attaque à Washington, qui a blessé deux militaires, mercredi 26 novembre, a ravivé les critiques de certains fervents soutiens de Donald Trump. En cause, entre autres, le profil du suspect, un Afghan de 29 ans, arrivé en 2021 dans le cadre d’un programme spécial de visas et dont la demande d’asile a été approuvée en avril dernier, sous la présidence de l’actuel président américain.

De quoi provoquer la colère de l’influenceuse Laura Loomer, qui n’avait jusqu’ici pas caché sa ferveur envers la politique du pensionnaire de la Maison-Blanche. Sur X, ce jeudi, elle dit refuser d’entendre « l’administration Trump parler de la façon dont ses politiques d’immigration vont remédier à ce qui s’est passé aujourd’hui à Washington ». Selon elle, « aucune politique d’immigration ne sera efficace si l’on refuse de s’attaquer à la menace de l’islam ».

« Des terroristes ont été accueillis à la Maison-Blanche et maintenant, ces mêmes terroristes islamistes assassinent des Américains », a-t-elle clamé. Elle fustige notamment la visite, mi-novembre, du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, à Washington. Il avait été accueilli avec tous les égards par Donald Trump, loin de la froideur de son prédécesseur, Joe Biden. « Ils ne devraient pas non plus se trouver dans le Bureau ovale », a dénoncé l’influenceuse.

« Il faut parler franchement de la menace islamique »

L’Amérique a « un problème avec l’islam », estime Laura Loomer, « et il faut le régler ». « Lorsque des djihadistes sont accueillis à bras ouverts dans le Bureau ovale et encensés, et que l’on nous manipule avec des affirmations comme “Mamdani n’est pas un djihadiste” et “Joulani est incroyable”, cela encourage les terroristes islamistes à tuer des Américains. »

Le nouveau maire démocrate de New York Zohran Mamdani a été accueilli à la Maison-Blanche, dimanche 23 novembre. Quant à Joulani (le nom de guerre d’Ahmed al-Chareh, le président syrien), retiré de la liste noire américaine des terroristes, il avait également été convié dans la demeure présidentielle. « Nous exigeons des réponses quant aux raisons de cette soudaine complaisance de l’administration envers l’islam », a encore attaqué Laura Loomer.

« J’aime et je soutiens le président Trump, et je veux comprendre pourquoi son administration n’utilise pas toute sa force contre les djihadistes dans notre pays et pourquoi l’islam continue de se renforcer en Amérique, même sous l’administration Trump actuelle […] Il faut parler franchement de la menace islamique. Je sais que le président Trump en est conscient. Nous voulons tous l’entendre la dénoncer comme il le faisait auparavant. »

Cette attaque en règle du président Donald Trump, de la part d’une zélée défenseure de sa politique, n’est pas anodine. Elle intervient quelques jours après la démission de Marjorie Taylor Greene, élue du Congrès et ultra-Maga, en désaccord avec Donald Trump sur les dossiers Epstein. Le président américain n’a pas achevé sa première année de mandat que, déjà, ses soutiens les plus loyaux jusqu’ici infléchissent leur position. De mauvais augure pour les trois ans à venir ?