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Après l’IA, Sam Altman lorgne sur l’espace

Après l’IA, Sam Altman lorgne sur l’espace


Lui aussi rêve d’espace. Comme nombre de ses confrères milliardaires, Sam Altman se voit déjà en orbite. Loin de l’intelligence artificielle (IA) et de ChatGPT, le PDG d’OpenAI se voit déjà investir le domaine spatial.

Ce sont nos confrères du Wall Street Journal qui ont révélé l’information : le milliardaire de 40 ans se serait rapproché d’une entreprise du secteur, Stoke Space. La start-up, basée à Seattle et fondée en 2020 par des anciens de Blue Origin et de SpaceX, est spécialisée dans la construction de fusées réutilisables. 

Les discussions entre les deux parties auraient commencé cet été et duré plusieurs mois. Sam Altman aurait même proposé qu’OpenAI investisse dans la société, à hauteur de plusieurs milliards de dollars et sur plusieurs années. Son objectif aurait été de nouer un partenariat avec Stoke Space, voire d’acquérir une participation majoritaire dans l’entreprise. Cependant, les discussions seraient aujourd’hui au point mort. Reste à voir si elles le resteront, mais le projet ne sera, de toute façon, pas concrétisé tout de suite. Le premier vol en orbite de la fusée Nova de Stoke Space, initialement prévu pour cette année, a été repoussé à 2026. Nova est donc toujours en stade de développement.

Concurrence avec Musk

Ce ne sont pas sur les seules fusées que lorgne Sam Altman. L’homme à la tête d’OpenAI souhaite surtout investir le secteur des data centers spatiaux. Ce n’est en effet pas la première fois qu’il évoque le sujet : pour lui, de telles mégastructures pourraient permettre de contourner le problème de l’emprise au sol des data centers… Et, peut-être, celui de leur consommation énergétique. Car, rappelons-le, avec l’essor de l’IA vient aussi l’augmentation exponentielle des besoins en puissance de calcul de celle-ci. Cet été, Sam Altman avait ainsi évoqué une planète « recouverte de data centers » alimentée par une « sphère de Dyson » – concept scientifique spéculatif venu et très exploité par la science-fiction désigne une mégastructure spatiale qui récolterait l’énergie émise par l’étoile qu’elle enveloppe. Ce n’est pas, non plus, la première fois que Sam Altman se rapproche du secteur spatial. OpenAI avait ainsi lancé plusieurs partenariats avec Oracle, Nvidia ou encore AMD. 

Si ses velléités d’espace aboutissaient, Altman deviendrait concurrent direct d’Elon Musk, qui s’intéresse lui aussi au créneau… Et renforcerait encore la rivalité d’OpenAI avec Google, qui a investi le secteur des centres de données depuis longtemps. Le tout, alors que les deux entreprises s’affrontent déjà sur le domaine de l’intelligence artificielle. Et que Google a récemment revendiqué 650 millions de visites mensuelles sur Gemini, s’approchant des 800 millions de ChatGPT. 

L’entreprise peine un peu plus à convaincre dorénavant, avec des difficultés à suivre la concurrence, surtout alors qu’elle ne prévoit pas d’être rentable avant au moins 2029, tandis que Google continue d’engranger des milliards de dollars.