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Comment une taupe de la CIA au cœur du pouvoir vénézuélien a permis la capture de Nicolás Maduro

Comment une taupe de la CIA au cœur du pouvoir vénézuélien a permis la capture de Nicolás Maduro

La capture de Nicolás Maduro est le résultat de longs mois de surveillance et du rôle clé d’un informateur infiltré au sommet de l’État.

L’opération de capture et d’exfiltration de Nicolás Maduro a sidéré la planète. Samedi, Donald Trump l’a racontée avec un détachement stupéfiant sur Fox News : « Je l’ai regardée littéralement comme si je regardais une émission de télévision », ajoutant que « c’était quelque chose d’incroyable ».

La taupe qui voyait tout

Baptisée « Absolute Resolve », que l’on pourrait traduire par « résolution absolue », l’opération a nécessité des mois de préparation. Ce samedi, le général Dan Caine, chef d’état-major des armées, a livré un compte rendu détaillé de l’intervention, expliquant qu’elle reposait sur une longue phase de collecte de renseignements.

Dès le mois d’août, la CIA avait dépêché une équipe sur place afin d’observer de près le président vénézuélien. Un travail qui aurait permis, selon Dan Caine, de « localiser Maduro et de comprendre comment il se déplaçait, où il vivait, où il voyageait, ce qu’il mangeait, ce qu’il portait, quels étaient ses animaux de compagnie ».

Selon le New York Times, la CIA s’est appuyée à la fois sur une flotte de drones furtifs et sur une personne de l’entourage de Nicolás Maduro, capable de signaler et de suivre ses déplacements. Deux sources citées par Reuters évoquent également l’existence d’un agent chargé de localiser avec précision le président vénézuélien tout au long de l’opération. Cette taupe aurait transmis des renseignements jugés « extraordinaires », selon le Wall Street Journal.

La récompense de 50 millions de dollars

D’après d’anciens responsables de la CIA cités par le New York Times, la récompense de 50 millions de dollars promise par Washington pour toute information menant à la capture de Maduro aurait également facilité ces ralliements.

Les derniers arbitrages ont été rendus il y a quatre jours. Si Donald Trump a validé le principe de l’opération, les chefs militaires et du renseignement l’ont convaincu d’attendre une fenêtre plus favorable, notamment sur le plan météorologique. Vendredi, à 22 h 46, heure de la côte Est, le président américain a finalement donné son feu vert définitif à l’opération « Absolute Resolve », a confirmé le général Dan Caine, chef d’état-major des armées.

Le calendrier, a-t-il précisé, a été fixé pour réduire au maximum les risques pour les civils de Caracas comme pour les forces engagées, tout en garantissant « l’effet de surprise ». Dans les jours précédant le raid, les États-Unis ont discrètement renforcé leur dispositif avec des avions des forces spéciales, des appareils de guerre électronique, des drones armés Reaper, des hélicoptères de recherche et de sauvetage, ainsi que des chasseurs et des bombardiers. Pour les analystes militaires, ces mouvements massifs indiquaient que la question n’était plus de savoir si une opération aurait lieu, mais quand.