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Donald Trump : les confidences explosives de Susie Wiles, sa directrice de cabinet

Donald Trump : les confidences explosives de Susie Wiles, sa directrice de cabinet

Dans un portrait paru dans la presse américaine, la conseillère politique de Donald Trump donne sa vision parfois peu amène de la garde rapprochée du chef d’État américain.

Elle fait partie du classement Forbes 2025 des femmes les plus puissantes. Située à un poste clé de l’administration Trump, Susie Wiles, la directrice du cabinet du président américain, est d’ordinaire plutôt discrète. Mais c’est peu dire que ses propos rapportés par Vanity Fair font l’effet d’une bombe.

Il faut dire que celle qui est décrite comme la seule force capable d’orienter ou de canaliser Donald Trump n’y est pas allée de main morte dans ses confidences. À propos du locataire de la Maison-Blanche, elle assure sans détour qu’il « a une personnalité d’alcoolique » – elle-même est fille d’un homme alcoolique. Il « fonctionne avec la conviction que rien ne lui est impossible. Absolument rien ». « Les alcooliques fonctionnels, ou les alcooliques en général, ont une personnalité exacerbée lorsqu’ils boivent », a-t-elle ajouté. « Je suis donc un peu experte en personnalités exubérantes. »

Pour elle, aussi, « il pourrait y avoir un élément » de représailles dans les efforts de Trump pour engager des poursuites pénales contre ses adversaires politiques ou ses ennemis supposés. « Je ne pense pas qu’il se réveille en pensant à se venger », a-t-elle indiqué, mais « s’il en a l’occasion, il la saisira ».

« Si je buvais, j’aurais de fortes chances de devenir alcoolique »

Ce n’est pas tout : pour Susie Wiles, l’homme à la tête de la première puissance économique mondiale « a eu tort » en questionnant la supposée implication dans l’affaire Jeffrey Epstein de son prédécesseur Bill Clinton. Pour elle, Donald Trump n’a « pas de preuve » des supposées visites de l’île privée du milliardaire que l’ancien président démocrate aurait effectuées.

Elle reconnaît aussi avoir eu plusieurs légers désaccords avec le président – par exemple, sur les grâces accordées à tous les émeutiers du 6 Janvier au Capitole ou encore sur la traque des migrants clandestins – mais explique se ranger derrière ses arbitrages.

Fait surprenant, ces propos n’ont pas vexé le président américain, loin de là. Peu après la parution de l’article, il a assuré avoir toujours confiance en sa cheffe de cabinet et ne pas avoir été offensé par le choix de ses mots. Au New York Post, il a même déclaré : « Je ne bois pas d’alcool. Tout le monde le sait. Mais, je l’ai souvent dit, si je buvais, j’aurais de fortes chances de devenir alcoolique. C’est un trait de caractère très possessif […] et addictif. »

Le locataire de la Maison-Blanche a déjà, à plusieurs reprises, cité le décès de son frère aîné Fred en 1981 des suites d’une crise cardiaque due à l’alcool comme principale raison de son abstinence. De son côté, Susie Wiles a contesté certains passages de l’article, déplorant le fait que celui-ci a, d’après elle, ignoré un « contexte important » pour créer un « récit extrêmement chaotique et négatif ».

J. D. Vance, Musk, Pam Bondi…

La conseillère âgée de 68 ans critique également plusieurs membres de l’entourage proche de Donald Trump. Pour elle, la « conversion » au mouvement Maga du vice-président J. D. Vance est « un peu politique ». Qui plus est, l’ancien sénateur est, d’après elle, « complotiste depuis une décennie ». Des propos qui n’ont pas ravi le principal intéressé : « Je ne crois que dans les théories du complot qui sont vraies […] six mois avant que les médias ne l’admettent », a-t-il rétorqué lors d’un déplacement en Pennsylvanie.

Susie Wiles tire aussi à boulets rouges sur Elon Musk. D’après elle, le patron de Tesla et de X est « sous microdoses ». Qui plus est, la consultante regrette la période où, d’après elle, l’Usaid, l’Agence des États-Unis pour le développement international, faisait « du bon travail » … Jusqu’à ce que le Bureau de l’efficacité gouvernementale, le Doge, ne liquide le premier pourvoyeur d’aide humanitaire dans le monde.

« Aucune personne rationnelle ne pouvait penser que le processus utilisé pour l’Usaid était le bon. Aucune », a-t-elle souligné. En revanche, elle dépeint le secrétaire d’État Marco Rubio comme un homme de principes.

Elle fustige aussi d’autres personnalités, comme Pam Bondi, la procureur générale des États-Unis, pour sa gestion de l’affaire Epstein. Même chose pour Russell Vought, le directeur du Bureau de la gestion et du budget et architecte du tristement célèbre Projet 2025, ce plan en 900 pages rédigé par le think tank ultraconservateur The Heritage Foundation : pour elle, Russell Vought est « un fanatique d’extrême droite ».