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Guerre en Ukraine : à quoi correspondrait une « zone démilitarisée » dans le Donbass ?

Guerre en Ukraine : à quoi correspondrait une « zone démilitarisée » dans le Donbass ?


Après presque quatre ans de guerre, l’Ukraine est-elle finalement prête à céder des territoires à la Russie ? Selon les informations du Monde, dans l’objectif de mettre fin au conflit, Kiev aurait accepté la mise en place d’une zone démilitarisée dans le Donbass – un territoire composé des oblasts de Donetsk et de Louhansk et déjà contrôlé à plus de 80 % par l’armée russe. Mais, depuis le début du conflit, en février 2022, le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, en revendique l’annexion totale, tout comme celle de deux autres régions du sud, Kherson et Zaporijia que les forces de Moscou occupent déjà partiellement.

« C’est un format naturel de fin de conflit, sachant qu’une partie du territoire restera malheureusement sous occupation de facto de la Russie et qu’une ligne de séparation sera fixée de toute façon », a admis le conseiller de Volodymyr Zelensky, Mykhailo Podoliak, interrogé par le quotidien français. En échange, l’armée russe se retirerait des zones sous son contrôle dans les régions de Soumy, Kharkiv et Dnipropetrovsk.

Supervision d’une force internationale

Cette concession, validée par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, figure dans le « plan de paix » américain remanié par le président ukrainien. Ce document a par la suite été transmis à Donald Trump le 10 décembre dernier. La création de cette zone démilitarisée implique toutefois quelques conditions réclamées par Kiev. « Pour prévenir d’éventuelles violations, des représentants de missions de surveillance et un contingent étranger devront être présents », insiste Mykhailo Podoliak.

Et ce dernier d’ajouter que les Ukrainiens souhaiteraient « idéalement » que les États-Unis participent à cette force internationale afin d’assurer la « surveillance, le renseignement, le contrôle de l’application des accords, le contrôle de l’absence de mouvements non autorisés de troupes, le contrôle du respect de la ligne de séparation ».

Des questions restent cependant en suspens, à commencer par la gouvernance future de cette zone démilitarisée mais également sur les « volumes » et les « missions » confiés aux pays tiers. Dans tous les cas, Volodymyr Zelensky a rappelé le 11 décembre qu’une « élection » ou « un référendum » était nécessaire dans son pays avant de trancher sur les questions territoriales. Or, l’issue d’un tel scrutin n’est pas acquise – la population ukrainienne demeurant très attachée à sa souveraineté.