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« Je préfère que ma famille reste loin » : au Soudan, aux côtés d’une population prise au piège de la guerre

« Je préfère que ma famille reste loin » : au Soudan, aux côtés d’une population prise au piège de la guerre


En cette fin d’après-midi de novembre, Atbara est en effervescence. « La ville a beaucoup changé depuis le début de la guerre. Il y a plus de monde », observe Yousef (le prénom a été modifié par mesure de sécurité) en commandant un café dans un restaurant de cette cité ferroviaire située à mi-chemin entre Khartoum, la capitale historique en ruines, et Port-Soudan, la capitale de facto où s’est réfugié le gouvernement pro-armée dans les premiers mois ayant suivi le déclenchement du conflit, le 15 avril 2023.

C’est d’Atbara qu’ont été lancées les toutes premières manifestations contre le régime d’Omar el-Béchir en décembre 2018, après de premiers soulèvements à Mayerno, dans le sud du pays. Yousef y a participé. Son compère Mustafa (le prénom a été modifié) a contribué, lui aussi, au renve…