C’était la dernière cartouche. Samedi 29 novembre, en pleine conférence Cites à Samarcande (Ouzbékistan), Emmanuel Macron a décroché son téléphone pour appeler le président brésilien Lula. L’objet du litige : le pernambouc, ce bois rouge sang indispensable à la confection des archets de violon depuis deux siècles. Le Brésil voulait l’interdire au commerce international, ce qui aurait eu un impact immédiat et dévastateur, y compris pour les archets déjà fabriqués. La France et l’Europe défendaient les 800 000 archets en circulation et deux siècles d’artisanat.
Emmanuel Macron a convaincu le président Lula de brider l’Ibama, la puissante organisation de protection des forêts brésiliennes qui avait lancé le combat contre l’exploitation acharnée du pernambouc. Oui, il y a eu des abus, mais c…

Partager :