Ils sont trois millions chaque année, chrétiens mais aussi musulmans ou non croyants, de toutes obédiences, de tous horizons, à gravir cette colline qui, à plus de 1 000 mètres d’altitude, mène jusqu’au monastère Saint-Maron à Annaya, où se trouve la tombe de Charbel Makhlouf. Né en 1828, mort en 1898 (la veille de Noël), celui qui est le saint patron du Liban – béatifié en 1965 et canonisé en 1977 par le pape Paul VI – fait l’objet d’un culte dans le monde entier – sa photo orne nombre d’églises françaises – et on lui attribue des dizaines de milliers de guérisons. Pourtant, de son vivant, peu d’hommes furent aussi discrets que cet ermite du XIXe siècle qui a « vécu caché, silencieux, et dont la renommée s’est répandue dans le monde entier », comme l’a souligné le pape Léon XIV – en fr…

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