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Plan de paix pour l’Ukraine : Trump change de ton et met la pression sur Kiev

Plan de paix pour l’Ukraine : Trump change de ton et met la pression sur Kiev


« Il faudra bien que cela lui plaise. » Donald Trump a annoncé vendredi 21 novembre que l’Ukraine devait signer le plan de paix, divulgué la veille, d’ici au 27 novembre. Une date « adéquate » selon lui, qui correspond à la grande fête de Thanksgiving. Le président des États-Unis a également menacé de retirer son soutien militaire et logistique si le plan n’était pas accepté, rapporte le Washington Post.

Ce projet en 28 points a été élaboré par l’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, et l’envoyé russe Kirill Dmitriev, mais il comprend plusieurs lignes rouges pour l’Ukraine (réduction de l’armée ukrainienne, cession à la Russie des régions de Donetsk et Louhansk, etc.). Volodymyr Zelensky a ainsi repoussé vendredi le plan américain, perçu comme très favorable au Kremlin, souhaitant ne pas « trahir » l’Ukraine.

« Vous n’avez pas les cartes en main »

« Il faudra que ça lui plaise. Et s’il ne lui plaît pas, eh bien, ils n’ont qu’à continuer à se battre, je suppose », a déclaré Donald Trump depuis le Bureau ovale. Sans confirmer la menace des coupures des aides américaines, mais restant piquant : « À un moment donné, il devra bien accepter quelque chose, et il ne l’a pas encore fait. Vous vous souvenez, il n’y a pas si longtemps, dans le Bureau ovale, je lui ai dit : vous n’avez pas les cartes en main. »

Sur Fox News Radio, Donald Trump a ajouté que le président russe « ne veut pas plus de guerre » et qu’il n’attaquera pas d’autres territoires ukrainiens après la possibilité d’un accord sur les régions de Donetsk et Louhansk. Des territoires qui, selon lui, allaient se « perdre en peu de temps », bien que les soldats ukrainiens aient « été très courageux ».

De son côté, Vladimir Poutine a jugé vendredi que le plan américain pouvait « servir de base à un règlement pacifique définitif » du conflit lancé en 2022. Paris, Berlin, Londres affirment, quant à eux, que toute décision nécessite le « consensus » des Européens et de l’Otan.