Depuis plusieurs jours, les négociations autour d’un accord de paix sont au centre des discussions. Cette semaine, Donald Trump a partagé un plan en 28 points qu’il a ensuite affiné car jugé trop à l’avantage de Moscou. Depuis, les pourparlers se poursuivent : Steve Witkoff est attendu à Moscou où il va rencontrer Vladimir Poutine, une délégation ukrainienne a pris la direction de Washington et Volodymyr Zelensky se rendra, ce lundi, à Paris, pour échanger avec Emmanuel Macron.
Pour Jean-Noël Barrot, « la paix est à portée de main, si toutefois Vladimir Poutine renonce à l’espoir fou de reconstituer l’Empire soviétique ». Dans les colonnes de La Tribune Dimanche, le ministre des Affaires étrangères a mis en avant les efforts des Européens pour peser dans les discussions, « avec une seule obsession : la paix pour l’Ukraine et la sécurité pour l’Europe ».
Une pression qui a payé, selon lui. « Nous nous sommes assurés que ce qui relève de décisions européennes ne puisse en aucun cas être acté sans nous », a-t-il expliqué, citant alors « le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne », « les actifs russes immobilisés en Europe », « la réintégration de la Russie au G7 » ou « la sécurité européenne ».
« Ramener la paix »
Dans le même temps, les offensives se poursuivent sur le front. Ce samedi, au moins six Ukrainiens sont morts dans des frappes russes. Kiev, de son côté, a ciblé, grâce à des drones de surface navals, des pétroliers russes en mer Noire. Un véritable camouflet pour Vladimir Poutine qui « a intérêt à prendre au sérieux la proposition américaine […] car il est en échec militairement », a prévenu Jean-Noël Barrot.
« Vladimir Poutine doit accepter le cessez-le-feu ou se résoudre à exposer la Russie à de nouvelles sanctions qui épuiseront son économie », a-t-il également assuré. Pourtant, la menace de la saisie des avoirs russes pour financer l’effort de guerre ukrainien s’est heurtée au veto de la Belgique (le pays détenant une majorité des 185 milliards d’euros gelés), qui craint des répercussions de Moscou. Pour Jean-Noël Barrot, la priorité est l’immobilisation de ces actifs afin de s’assurer que « la Russie prendra en charge la réparation des dommages considérables qu’elle a infligés à l’Ukraine ».
À LIRE AUSSI « Personne ne se rendra » : la résistance héroïque des Ukrainiens de PokrovskL’Union européenne pense désormais à un plan B, qui pourrait s’apparenter à un prêt relais. « La guerre a fait son retour sur le continent européen. Notre obsession, c’est d’y ramener la paix durablement », a également assuré le ministre des Affaires étrangères, dans La Tribune Dimanche.

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