Tout juste un an de mandat à son actif, et déjà Donald Trump comptabilise un florilège de citations chocs. Retour sur une première année aux accents surréalistes.
Après le Spotify Wrapped, place au Donald Wrapped. Le président américain célébrera, le 20 janvier prochain, la première année de son nouveau mandat à la Maison-Blanche. Régulièrement épinglé par les médias pour ses propos fracassants, Donald Trump n’a pas chômé ces 365 derniers jours.
Tweets et « truths » rageurs, conférences de presse lunaires, improvisations incontrôlées : Donald Trump n’a jamais manqué une occasion de faire parler de lui. Retour avec une liste, non exhaustive, de ses 10 déclarations les plus surréalistes des douze derniers mois, classées par ordre chronologique.
1. « Trump Gaza number one »
Le président américain démarre l’année en musique. Le 26 février 2025, en pleine catastrophe humanitaire à Gaza, il dévoile sa vision pour faire de l’enclave palestinienne la « Côte d’Azur du Moyen-Orient » avec une vidéo générée par l’IA. « Plus de chaînes, plus de peur, le Gaza de Trump est enfin là », dit la chanson sur des images d’hôtels, bateaux et voitures de luxe. On y voit également des danseuses du ventre à barbe pendant que Donald Trump et Benyamin Netanyahou en slips de bain sirotent un cocktail. Dans quelques siècles, les historiens se poseront des questions.
2. « Vous n’avez pas été seuls. Nous vous avons donné, par l’intermédiaire de ce stupide président, 350 milliards de dollars. »
L’année se poursuit avec un tacle gratuit. Le 28 février, Donald Trump humilie Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale en lui demandant d’être « reconnaissant ». Et il règle ses comptes avec son prédécesseur. L’aide américaine à l’Ukraine ? Selon lui, 350 milliards de dollars distribués par un « stupide président » nommé Joe Biden.
C’est toujours mieux que lorsqu’il avait relayé une théorie conspirationniste affirmant que Joe Biden aurait été exécuté en 2020 puis remplacé par un clone robotique. La politique version science-fiction.
3. « Chaque bateau que nous détruisons nous permet de sauver 25 000 vies américaines. »
Les mathématiques selon Trump. Depuis plusieurs mois, les États-Unis mènent des frappes contre des navires soupçonnés de transporter de la drogue dans le Pacifique. Le 15 octobre 2025, le président justifie ces opérations avec une équation pour le moins expéditive : un bateau détruit équivaudrait à 25 000 vies sauvées.
Peu importe les victimes à bord, les pilotes de ces navires seraient en tout cas, selon lui, « coupables d’avoir tenté de tuer des gens ». La guerre contre la drogue, version bombardement préventif.
4. « Tais-toi petite cochonne ! »
Le 14 novembre 2025, à bord d’Air Force One, le président américain franchit un nouveau cap. Une journaliste l’interroge sur les dossiers Epstein, insiste et se fait renvoyer sèchement avec un : « Tais-toi, tais-toi petite cochonne ».
L’extrait envahit instantanément les réseaux sociaux. La Maison-Blanche tente d’éteindre l’incendie : Karoline Leavitt parle d’un président « frustré » par les mensonges médiatiques et défend un Trump « franc, ouvert et honnête ». Une conception très personnelle du respect.
5. « Joyeux Noël à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale qui font tout leur possible pour détruire notre pays, mais qui échouent lamentablement »
Donald Trump publie ses vœux, à sa manière, le 25 décembre 2025. Il souhaite de joyeuses fêtes aux Américains, mais réserve un message spécial aux « pourritures de la gauche radicale ».
L’occasion parfaite pour dresser son propre bilan : pas d’inflation (c’est faux), pas « d’homme dans les sports féminins », criminalité en baisse. Selon lui, les États-Unis sont de nouveau respectés, « peut-être même comme jamais auparavant ». Le Père Noël, version MAGA.
Merry Christmas to all, including the Radical Left Scum that is doing everything possible to destroy our Country, but are failing badly. We no longer have Open Borders, Men in Women’s Sports, Transgender for Everyone, or Weak Law Enforcement. What we do have is a Record Stock…
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) December 25, 2025
6. « C’est un homme violent. Il s’affiche et il essaie un peu d’imiter ma danse. »
Donald Trump aurait-il déposé un brevet sur son déhanché ? Trois jours après la capture de Nicolas Maduro, le président américain l’accuse d’avoir copié… ses pas de danse. Pour la Maison-Blanche, ce déhanché serait une provocation, un geste de défi adressé aux États-Unis.
D’après le New York Times, cette imitation aurait même pesé dans la décision d’enlever le président vénézuélien. Comme quoi, en géopolitique, comme en danse, un faux pas peut coûter très cher.
7. « Fais-moi paraître mince pour changer Doug, tu me fais paraître un peu gros, ça ne me plaît pas. »
Le 6 janvier 2026, Donald Trump suspend presque le cours de l’Histoire pour régler un détail manifestement crucial : son angle de prise de vue. Devant les caméras, il interpelle Doug Mills et lui demande, en plaisantant, de le faire paraître plus mince.
Une exigence adressée à un photographe récompensé par un prix Pulitzer pour avoir capturé la tentative d’assassinat du président. La séquence déclenche une pluie de mèmes sur les réseaux sociaux.
Le Parti démocrate enfonce le clou avec une série de photos peu flatteuses assorties d’une légende assassine : « Ce n’est pas de la faute des photographes ». Même le meilleur objectif ne suffit pas à créer des miracles.
8. « J’adorerais augmenter le prix de mes médicaments sur ordonnance de 200 %, ce serait un honneur. Tout ce que tu veux, Donald, mais s’il te plaît, ne le dis pas à la population. »
Toujours le même jour, Donald Trump s’offre une imitation d’Emmanuel Macron. Il raconte avoir contraint le président français à tripler le prix des médicaments en France sous la menace de lourds droits de douane.
Selon Trump, Macron aurait accepté avec enthousiasme, à condition de ne rien dire aux Français. L’Élysée, elle, dément formellement toute concession. Quant au secret, par contre, c’est raté.
Trump: “Emmanuel said to me, ‘Donald uhhhhhhhhh you have a deal. I would love to increase my prescription drug prices by 200%. It would be such an honor. Whatever you want Donald, please. Please Donald! I beg you!’ Every country said the same thing.” pic.twitter.com/xt4nnd0Mfh
— Aaron Rupar (@atrupar) January 6, 2026
9. « Ma propre morale, mon propre esprit, c’est la seule chose qui puisse m’arrêter. Je n’ai pas besoin du droit international. »
Une phrase qui résume une doctrine entière. Dans une interview au New York Times, le 8 janvier, Donald Trump est interrogé sur les limites de ses actions à l’étranger. Sa réponse est limpide : il n’en voit qu’une seule, lui-même. Le droit international existe, paraît-il, mais uniquement quand il tombe bien dans son agenda.
10. « La défense du Groenland se résume à deux traîneaux à chiens »
Pour bien terminer ce best-of : le Groenland. Toujours obsédé par ce territoire stratégique, Donald Trump revient à la charge, le 11 janvier 2026. Selon lui, le Groenland devrait accepter un accord avec Washington pour éviter de tomber entre les mains de la Russie ou de la Chine.
Quant à ses capacités militaires ? Elles se résumeraient, d’après Trump, à « deux traîneaux à chiens ». Mais, aussi décidé soit-il, Trump n’est pas encore prêt à troquer son jet privé pour un traîneau.

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