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Va-t-on retrouver le Boeing de Malaysia Airlines disparu en 2014 ?

Va-t-on retrouver le Boeing de Malaysia Airlines disparu en 2014 ?

Une nouvelle campagne de recherches sous-marines va démarrer à la fin du mois pour retrouver le Boeing 777 de Malaysia Airlines du vol MH370 ralliant Kuala Lumpur à Pékin.

L’appareil avait disparu des écrans radars le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord. Selon les autorités malaisiennes, la reprise des recherches doit intervenir à partir du 30 décembre dans une zone ciblée à forte probabilité de présence de l’épave.

Celle-ci couvrira environ 15 000 km², au sud de l’océan Indien et au large de l’Australie occidentale jugée la plus prometteuse au vu des dernières analyses de données satellites et de la dérive des débris au fil des courants sous-marins. L’objectif vise avant tout à retrouver et à remonter les deux boites noires, l’enregistreur de données (DFDR) et l’enregistreur phonique (CVR).

L’opérateur qui était déjà intervenu à la recherche du MH370 en 2018 – sans succès – est la société britannique Ocean Infinity, principalement basée au Texas. Spécialisée dans la robotique et la cartographie marine, elle exploite une des plus grandes flottes mondiales de robots sous-marins autonomes intervenant jusqu’à 6 000 mètres de profondeur. L’essentiel de son activité est toutefois liée à la cartographie des fonds pour le compte de la prospection pétrolière de Total, Shell, la Direction norvégienne du pétrole, ExxonMobil, Petrobras, etc.

« No find, no fee »

Cette nouvelle phase d’Ocean Infinity est régie par un accord « no find, no fee » de 70 millions de dollars signé avec le gouvernement malaisien. Ce protocole « pas de découverte, pas de frais », peu courant en recherche d’épaves, laisse penser que les marges dégagées par les autres activités d’Ocean Infinity permettent d’autofinancer la recherche du Boeing de Malaysia Airlines.

Les recherches coordonnées par l’Australie ont couvert 120 000 kilomètres carrés dans l’océan Indien, mais n’ont pratiquement trouvé aucune trace de l’avion. Seuls quelques débris, ayant dérivé, ont été retrouvés sur les côtes du Mozambique. Surtout, le flaperon découvert à La Réunion en 2015 a permis à l’enquête de progresser. L’état de cette dernière pièce de voilure montre qu’un amerrissage forcé est la cause la plus probable du crash et écarte l’hypothèse d’une dislocation (bombe, missile) en vol en altitude. Au fond de la mer, les débris de l’épave sont probablement rassemblés sur une zone relativement restreinte.