Les autorités tunisiennes semblent déterminées à mettre un terme aux activités des figures engagées en faveur de la cause palestinienne. Lundi 16 mars, un juge d’instruction a ordonné le placement en détention provisoire de sept militants membres de la Global Sumud Flotilla, une initiative internationale visant à briser le blocus imposé à la population gazaouie par Israël.
Les premières arrestations ont eu lieu le 6 mars, alors que des rencontres étaient prévues dans la capitale dans la perspective de l’organisation d’une nouvelle flottille, après celle de l’automne 2025. Les personnes interpellées ont été placées en garde à vue prolongée sur la base de la législation antiterroriste et relative au blanchiment d’argent, sans avoir été auditionnées, avant qu’un mandat de dépôt ne soit émis à leur encontre.
Elles sont notamment poursuivies pour « blanchiment d’argent, escroquerie et abus de confiance ». Leur avocat, Me Sami Ben Ghazi, dénonce une « décision politique », soulignant que les activités de la flottille étaient publiques et connues des autorités. « Lorsqu’il devient difficile de criminaliser un acte politique, on peut le criminaliser financièrement », a-t-il déclaré.

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