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[EN] : Sélectionneur de la Tunisie : Où en est-on ?

[EN] : Sélectionneur de la Tunisie : Où en est-on ? - Tunisie-Foot

Depuis l’élimination cruelle de la Tunisie en huitièmes de finale de la CAN 2025 face au Mali (1-1, 3 tab à 2), le 3 janvier 2026, le football tunisien vit un véritable feuilleton autour de la nomination du nouveau sélectionneur. Entre ambitions internationales, contraintes budgétaires, tensions entre la Fédération et le ministère des Sports, et candidatures multiples, la succession de Sami Trabelsi s’annonce comme l’un des dossiers les plus complexes de l’histoire récente des Aigles de Carthage. Décryptage complet d’un imbroglio qui n’en finit plus.

Le départ de Sami Trabelsi : une séparation à l’amiable après l’échec de la CAN 2025

Le 4 janvier 2026, au lendemain de l’élimination contre le Mali, la Fédération Tunisienne de Football a annoncé la rupture du contrat avec Sami Trabelsi et l’ensemble de son staff technique. Le communiqué officiel précise qu’il s’agit d’une séparation « d’un commun accord », même si la pression des résultats et la gronde des supporters ont clairement pesé sur cette décision.

Rappelons que Trabelsi, qui effectuait son deuxième mandat à la tête des Aigles de Carthage (après un premier passage entre 2011 et 2013 couronné par la victoire au CHAN 2011), avait été nommé en février 2025. Sa mission principale : qualifier la Tunisie pour la Coupe du Monde 2026 et redresser une équipe en perte de vitesse. Si l’objectif Mondial a été atteint avec brio (qualification historique sans encaisser un seul but en 10 matchs), le parcours catastrophique à la CAN 2025 a scellé son sort.

Le match contre le Mali restera dans les mémoires comme un symbole du malaise tunisien : après avoir mené 1-0 à la 88e minute contre une équipe réduite à 10 depuis la 26e minute, la Tunisie a encaissé l’égalisation sur penalty dans le temps additionnel (97e) avant de s’incliner aux tirs au but. Un scénario qui illustre parfaitement la fragilité mentale d’une sélection incapable de gérer les derniers instants décisifs.

À noter : Plusieurs enquêtes ont révélé des interventions directes de dirigeants fédéraux dans les choix tactiques, la composition d’équipe et même la désignation du capitaine sous Trabelsi. Une situation qui a transformé le sélectionneur en simple exécutant, sans marge de manœuvre réelle.

Le précédent Carlos Queiroz (janvier 2025) : un cas d’école du bras de fer FTF-Gouvernement

Pour bien comprendre les tensions actuelles, il faut remonter à janvier 2025. À l’époque, déjà, le Comité de normalisation dirigé par Kamel Idir avait entamé des discussions avec le technicien portugais Carlos Queiroz (72 ans), fort d’une expérience importante avec les sélections du Portugal, de l’Iran, de l’Égypte, de la Colombie et du Qatar.

Le 9 janvier 2025, Queiroz s’était rendu à Tunis pour négocier directement avec Kamel Idir. Un accord moral avait été conclu, et le technicien portugais semblait prêt à accepter le défi tunisien.

Mais c’est sur le volet financier que tout avait capoté. Queiroz réclamait un salaire annuel estimé à 1,4 million d’euros (environ 500 000 dinars tunisiens par mois) pour lui et deux adjoints, le tout payé en devises étrangères. Un montant que la Tunisie n’avait jamais versé à un sélectionneur de son histoire.

Face à ces exigences jugées « aberrantes » et « trop élevées », le président de la République Kaïs Saïed était intervenu. Le chef de l’État avait convoqué le ministre des Sports et avait clairement indiqué son opposition à ce recrutement pour des raisons budgétaires. Il avait également rappelé que la Tunisie disposait de « nombreuses compétences locales », laissant entendre qu’un sélectionneur tunisien serait préférable.

Le 13 janvier 2025, l’affaire était définitivement enterrée. La piste Queiroz, pourtant la plus sérieuse et la plus avancée, s’était ainsi évaporée, illustrant le fossé entre les ambitions de la FTF et la réalité financière du football tunisien, mais aussi et surtout le poids de l’intervention politique dans les choix sportifs.

Celui qui avait failli devenir sélectionneur de la Tunisie en janvier 2025 a de nouveau candidaté en janvier 2026. Sa candidature témoigne de son intérêt persistant pour la Tunisie, mais les chances de voir aboutir ce dossier semblent limitées, tant pour des raisons budgétaires que politiques.

Janvier 2026 : le bras de fer FTF – Ministère des Sports reprend de plus belle

En ce début janvier 2026, après le départ de Trabelsi, le même conflit profond ressurgit entre deux visions incompatibles :

  • La Fédération Tunisienne de Football souhaite frapper un grand coup en recrutant un technicien étranger de renom, capable d’apporter une expertise internationale et de redorer le blason des Aigles de Carthage. Pour la FTF, seul un profil étranger peut garantir l’indépendance nécessaire et la crédibilité sur la scène mondiale.
  • Le ministère des Sports privilégie initialement un technicien tunisien pour des raisons à la fois budgétaires (salaires bien moins élevés) et politiques (valorisation des compétences locales, contrôle plus étroit).

Cependant, une évolution notable : le ministre des Sports a fini par accepter le principe d’un entraîneur étranger. Cette ouverture a permis de relancer les négociations avec des profils internationaux, notamment Franck Haise. Mais comme nous le verrons, cette acceptation ne garantit pas la stabilité des positions gouvernementales, et le ministère pourrait très bien faire marche arrière.

Le bal des candidats étrangers : entre rêves et réalité

Franck Haise : la piste la plus sérieuse et probable
L’ancien entraîneur du RC Lens et de l’OGC Nice (limogé en fin décembre 2025) est actuellement LA piste la plus sérieuse et la plus probable. Libre de tout contrat et jouissant d’une solide réputation (3e de Ligue 1 avec Lens en 2023), Haise avait déjà été contacté par Zied Jaziri (directeur sportif de la FTF) plusieurs mois auparavant.

En effet, après la belle performance de la Tunisie face au Brésil en novembre 2025, Trabelsi avait obtenu un sursis, et les discussions avec Haise avaient été mises en pause. Mais après l’échec de la CAN, le dossier a été réactivé.

Situation financière : Haise touchait environ 200 000 euros par mois à Nice. Selon les informations les plus récentes, il accepterait de diviser son salaire par deux pour rejoindre la Tunisie, soit environ 100 000 euros par mois. Zied Jaziri aurait réussi à le convaincre d’accepter cette fourchette salariale.

Dernières évolutions : Les négociations sont en cours et Haise doit se rendre en Tunisie pour finaliser les discussions. Le ministre des Sports, après avoir accepté le principe d’un entraîneur étranger, n’a pas bloqué ce dossier, ce qui en fait la piste la plus avancée du moment.

L’ancien technicien lensois voit dans la Tunisie une belle opportunité de rebondir après son échec niçois et de se lancer dans une aventure internationale ambitieuse : préparer une équipe qualifiée pour la Coupe du Monde 2026.

Le duo Bernard Casoni – Jean-Pierre Papin
Une piste originale et tactiquement intéressante : l’association de deux anciens internationaux français qui ont marqué l’histoire du football français et européen. Bernard Casoni, reconnu pour ses qualités défensives et son sens tactique, et Jean-Pierre Papin, Ballon d’Or 1991, spécialiste du jeu offensif.

La complémentarité tactique : Leur agent, Frédéric Fu, pousse activement pour ce duo en mettant en avant une complémentarité parfaite : Casoni apporterait son expertise sur le volet défensif (organisation, solidité, rigueur) tandis que Papin interviendrait sur le volet offensif, un point faible permanent de la Tunisie depuis des années.

Cette association permettrait théoriquement de combler les deux grandes lacunes historiques des Aigles de Carthage : une défense parfois fragile dans les moments clés (voir le but encaissé à la 97e contre le Mali) et une attaque chroniquement stérile.

Toutefois, aucune information concrète sur l’avancement de ce dossier n’a filtré. Il s’agit pour l’instant davantage d’une proposition poussée par leur représentant que d’une négociation véritablement engagée avec la FTF.

Walter Mazzarri : la passion italienne pour « l’Italie de l’Afrique »
Le technicien italien (64 ans), qui a entraîné notamment Naples, l’Inter Milan, le Torino et Cagliari, a officiellement déposé sa candidature auprès de la Fédération Tunisienne de Football. Un geste fort qui témoigne de son intérêt réel pour le projet tunisien.

Le volet financier n’est pas le plus important pour moi. Ce qui compte, c’est la nature du projet. Je considère la Tunisie comme l’Italie de l’Afrique.

Cette déclaration de Mazzarri dans son dossier de candidature a pour objectif de marquer les esprits. Le technicien transalpin, libre depuis son départ de Naples en 2024, voit dans la Tunisie une sélection avec un potentiel énorme, une culture footballistique proche de l’Italie et une qualification déjà acquise pour la Coupe du Monde 2026.

Son profil expérimenté, sa connaissance du football méditerranéen et sa volonté affichée de privilégier le projet sportif aux considérations financières en font un candidat crédible. Toutefois, sa candidature semble pour l’instant en retrait par rapport à celle de Franck Haise.

Philippe Troussier : l’expérience africaine
À 70 ans, le technicien français possède une expérience considérable sur le continent africain, ayant dirigé la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Burkina Faso, l’Afrique du Sud et le Maroc. Il a notamment mené le Burkina Faso en demi-finales de la CAN 1998 et le Japon en huitième de finale de la Coupe du Monde 2002.

Selon Mosaïque FM, Troussier a formellement déposé sa candidature auprès de la direction sportive de la FTF et d’un membre du bureau fédéral, par l’intermédiaire de son agent. Il connaît par ailleurs le football tunisien pour avoir entraîné le Club Sportif Sfaxien en 2014.

Sa candidature a été étudiée mais n’a jamais vraiment décollé, probablement en raison de son âge avancé et de l’absence de résultats récents convaincants (il sortait d’une expérience au Vietnam).

Autres noms évoqués
D’autres profils ont été mentionnés dans la presse sans réelle confirmation : Thierry Henry et Patrick Vieira (pistes fantaisistes compte tenu de leurs prétentions salariales qui nécessiteraient de multiplier le budget par 5 ou 10), Raymond Domenech, Willy Sagnol (sélectionneur de la Géorgie) avec son adjoint Adel Chedli et Eric Chelle (sélectionneur du Nigeria). Ces noms relèvent davantage de la spéculation médiatique que de pistes concrètes.

Les candidats tunisiens : entre refus, blocages et conditions inacceptables

Mouine Chaabani : le favori local… bloqué par son club
Actuel entraîneur de la Renaissance Sportive de Berkane (Maroc), Chaabani demeure l’un des grands favoris parmi les candidats tunisiens. À 44 ans, il possède un palmarès exceptionnel :

  • Avec l’Espérance de Tunis : 2 Ligues des Champions africaines (2018 et 2019), 5 championnats de Tunisie, 2 Supercoupes
  • Avec la RS Berkane : Vainqueur de la Coupe de la Confédération 2025, Champion du Maroc 2025, finaliste de la Coupe de la Confédération 2024, et actuellement leader du championnat marocain 2025-2026

Chaabani avait déjà été contacté 2025 et avait déclaré publiquement le 31 janvier 2025 : « Des contacts ont eu lieu, et je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont accordé leur confiance. Devenir sélectionneur de mon pays serait un immense honneur, même sans contrepartie financière. »

Le problème : Comme en 2025, Berkane refuse catégoriquement de libérer Chaabani. Le club marocain est en pleine compétition, leader du championnat et engagé dans les compétitions africaines. La direction de Berkane a clairement fait savoir qu’elle ne lâcherait pas son entraîneur en pleine saison.

Selon Mosaïque FM, un « quasi-consensus » s’était dégagé en faveur de Chaabani lors d’une réunion le 12 janvier 2026 entre le bureau fédéral, le ministre des Sports et plusieurs anciens entraîneurs et joueurs. Des négociations ont été entamées pour tenter de libérer Chaabani de son contrat avec Berkane, mais sans succès jusqu’à présent.

Radhi Jaïdi : le retour d’une piste abandonnée il y a trois ans
Actuel entraîneur de Nejmeh SC au Liban, Radhi Jaïdi (50 ans) figure parmi les candidats tunisiens sérieux. L’ancien défenseur central international (105 sélections) reconverti entraîneur avait déjà été approché par la FTF il y a deux ans.

Le précédent raté : En 2023, les négociations entre Jaïdi et la FTF avaient capoté pour une raison très précise : la fédération voulait le payer en dinars tunisiens, tandis que Jaïdi souhaitait être rémunéré en devises car sa famille vit en Angleterre. Un désaccord financier insurmontable à l’époque.

Aujourd’hui, Jaïdi fait à nouveau partie de la liste des candidats, mais rien n’indique que le problème de la devise de paiement ait été résolu. Sa candidature pourrait donc se heurter au même obstacle qu’il y a deux ans, sauf si la FTF accepte désormais de payer une partie du salaire en devises étrangères.

Nabil Kouki : a décliné l’offre
Actuellement entraîneur d’Al-Masry en Égypte, Kouki a été sondé par la FTF mais a décliné la proposition. Selon Le Quotidien, il n’aurait pas adhéré au projet proposé ou aurait préféré rester en poste avec son club égyptien.

Mehdi Nafti : conditions jugées inacceptables et conflit juridique
Ancien milieu de terrain international tunisien reconverti entraîneur, Nafti avait été adjoint de Faouzi Benzarti en 2024 avant une séparation conflictuelle. Il aurait été approché mais ses exigences auraient refroidi la FTF :

  • Salaire en euros
  • Staff espagnol à ses côtés

Les conditions ont été jugées incompatibles avec les contraintes budgétaires de la fédération. Sachant que Nafti avait déposé une plainte contre la FTF pour rupture abusive de contrat lorsqu’il était adjoint de Benzarti. Ce contentieux juridique complique évidemment toute négociation et rend son retour hautement improbable.

Nasreddine Nabi : libre mais sans contact actif
Désormais libre, Nabi pourrait théoriquement être une piste intéressante pour la FTF, mais aucune information ne confirme l’existence de contacts sérieux entre les deux parties. Son nom circule dans la presse, mais sans négociation avérée.

Autres candidats tunisiens mentionnés
D’autres noms ont circulé sans confirmation officielle : Maher Kanzari, Khaled Ben Yahia, Nabil Maâloul, et Sabri Lamouchi (Franco-Tunisien qui avait proposé ses services mais fait face à une opposition au sein de la FTF mais semble retrouver du crédit ces dernières heures).

Où en est-on aujourd’hui ? Une FTF qui navigue à vue

À l’heure où nous écrivons ces lignes (14 janvier 2026), soit plus de 10 jours après le limogeage de Trabelsi, la Tunisie n’a toujours pas de sélectionneur. Mais contrairement à la situation de janvier 2025, la FTF bénéficie aujourd’hui d’une situation financière nettement améliorée.

Une situation financière transformée
Entre janvier 2025 (négociations avec Queiroz) et janvier 2026, la situation budgétaire de la FTF a considérablement évolué :

  • En janvier 2025, la fédération était en grave difficulté financière, incapable de financer un salaire de 100 000 euros par mois
  • Depuis, la FTF a reçu les primes de participation à la Coupe Arabe, à la CAN 2025, et recevra également les primes substantielles de la Coupe du Monde 2026
  • Cette manne financière permet désormais d’envisager le recrutement d’un technicien étranger de qualité

Le co-financement : Il est fort probable que le ministère des Sports co-finance une partie du salaire du nouveau sélectionneur. Et c’est bien le ministère qui validera in fine le contrat, conservant ainsi un droit de regard et un pouvoir de décision sur le choix final.

L’absence criante de cahier des charges
Un problème majeur émerge de ce feuilleton : la FTF navigue à vue, sans cahier des charges précis ni critères définis. Aucun profil type n’a été établi, aucune feuille de route claire n’a été communiquée. Cette absence de méthode structurée explique en partie le caractère chaotique des négociations.

Les conséquences : Sans critères objectifs et transparents, le processus de sélection se fait « à la one again », au gré des opportunités, des pressions politiques et des influences diverses. Cette improvisation expose la FTF à une plus grande vulnérabilité face aux interventions extérieures et rend le processus opaque et imprévisible.

La piste actuelle : négocier avec Franck Haise
La FTF mise tout sur la négociation avec Franck Haise, qui reste la piste la plus sérieuse et la plus probable à ce jour. L’ancien entraîneur niçois doit se rendre en Tunisie pour finaliser les discussions. Si ces négociations aboutissent, la Tunisie pourrait enfin tourner la page Trabelsi et se projeter vers la Coupe du Monde 2026 avec un technicien expérimenté et reconnu sur la scène européenne.

Toutefois, rien n’est encore acté, et le ministère des Sports pourrait toujours faire marche arrière malgré son acceptation de principe d’un entraîneur étranger.

Les enjeux : bien plus qu’un simple choix de sélectionneur

L’ingérence politique dans le football
Le véto présidentiel sur Queiroz en janvier 2025 et le blocage ministériel répété illustrent le poids écrasant du politique dans les décisions sportives. Le ministère des Sports contrôle les cordons de la bourse et impose (ou valide) ses choix, réduisant la FTF à un rôle de négociateur sans pouvoir de décision final.

Plusieurs observateurs rappellent le précédent catastrophique de Faouzi Benzarti, imposé en 2024 par l’ancien Premier ministre dans une logique purement politique (rassurer l’opinion publique par une « figure d’autorité »), sans fondement sportif. Cette nomination avait abouti à un fiasco total, aggravé par la dualité de commandement avec Mehdi Nafti.

Le malaise profond du football tunisien
Le coup de gueule de Hannibal Mejbri, milieu de 22 ans formé à Manchester United, après l’élimination contre le Mali, a fait l’effet d’une bombe. Le joueur a dressé un constat sans concession :

Retard en matière de formation, mentalité défaillante, manque de travail quotidien, gouvernance défaillante. Il s’est inclus dans cette autocritique collective tout en comparant la stagnation tunisienne à la progression continue de nations voisines comme le Maroc et l’Algérie.

Ces propos ont touché une corde sensible : le problème dépasse largement le nom du sélectionneur. C’est toute la structure du football tunisien qui est à revoir : formation des jeunes, infrastructures, gouvernance fédérale, professionnalisation des clubs, mentalité des joueurs.

Un nouveau sélectionneur, aussi talentueux soit-il, ne pourra pas à lui seul corriger des décennies de retard structurel. Sans réformes profondes, la Tunisie continuera de stagner malgré son réservoir de talents.

Le défi de la Coupe du Monde 2026
La Tunisie est d’ores et déjà qualifiée pour la Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet) qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les Aigles de Carthage affronteront les Pays-Bas, le Japon et un adversaire encore à déterminer dans le Groupe F.

C’est une opportunité historique de briller sur la scène mondiale, mais elle nécessite une préparation rigoureuse, un sélectionneur stable et une vision claire. Or, avec ce feuilleton interminable, la Tunisie perd un temps précieux. La Tunisie se retrouve engluée dans des luttes d’influence, sans cap clair, sans projet cohérent, et sans réponse aux attentes légitimes d’un public qui réclame bien plus qu’un simple changement de sélectionneur. Il demande une vision globale, cohérente et durable.