À chaque élection de Miss France, Jean-Pierre Foucault est
attendu autant pour sa voix emblématique que pour ses petites
phrases, répétées d’année en année. Pour l’édition Miss France
2026, un détail a pourtant enflammé les réseaux : l’animateur
historique n’aurait plus le droit de lancer son fameux “la
température va monter d’un cran” au moment du défilé en
maillot de bain, certains parlant carrément de censure. Une rumeur
qui interroge sur ce qu’il pourra encore dire… ou non, en
direct.
L’élection de Miss France 2026 aura lieu le 6 décembre
2025, au Zénith d’Amiens, en direct sur TF1, pour désigner
celle qui succédera à Angélique Angarni-Filopon.
En coulisses, la société Miss France, désormais menée par
Frédéric Gilbert, a posé de nouvelles règles pour
“moderniser” le concours et mieux protéger les candidates. Sur le
plateau de l’émission *TBT9* animée par Cyril Hanouna sur W9, ces
changements de vocabulaire ont été présentés comme une mise au pas
de Jean-Pierre Foucault, relançant une question simple : censure ou
repositionnement assumé du show ?
Miss France 2026 : ce que Jean-Pierre Foucault n’a plus le
droit de dire à l’antenne
Concrètement, Jean-Pierre Foucault reste bien aux commandes de
Miss France 2026, mais avec un cadre de langage plus strict. Selon
les informations relayées autour de la production et de la société
Miss France, plusieurs expressions jugées trop sexualisantes ont
été retirées de son répertoire. L’animateur ne devrait plus
annoncer que “la température va monter d’un cran” au
moment où les candidates apparaissent en maillots de bain, ni
décrire les jeunes femmes comme des Miss “pleines de
charme” ou vantant un soi-disant “charme à la
française”. L’idée affichée : mettre en avant leur
élégance et leur assurance plutôt
que leur seule apparence.
Les consignes qui entourent Jean-Pierre Foucault pour Miss
France 2026 se résument à quelques formules-clés désormais
proscrites, parmi lesquelles :
- “la température va monter d’un cran” pour introduire
le défilé en maillot de bain ; - “Miss pleines de charme”, jugé trop réducteur pour
parler des candidates ; - les références insistantes au “charme à la française”,
remplacées par un vocabulaire axé sur le parcours, l’engagement et
la personnalité.
Jean-Pierre Foucault “censuré” ? Un mot qui divise autour de
Miss France 2026
Sur le plateau de *TBT9*, Cyril Hanouna et ses chroniqueurs ont
dénoncé ces nouvelles règles, parlant d’une décision
“insupportable” et “ridicule”, au point de suggérer qu’il vaudrait
mieux supprimer le concours plutôt que de le corseter. Pour eux,
imposer à Jean-Pierre Foucault de bannir certaines expressions
reviendrait à effacer l’ADN historique de Miss France. Le terme de
“censure” s’est alors imposé dans le débat, entretenu par le
contraste entre la nostalgie du show d’antan et la volonté de le
recadrer.
Du côté du comité, le discours se veut très différent : il est
question de “moins sexualiser les Miss France” et d’adapter le
concours à l’époque, en alignant les mots sur une charte de respect
et de protection des candidates. Après l’épisode où Miss France
2024 Eve Gilles avait été trop sollicitée en bain de foule, une
consigne du type “plus personne ne touche” (hors enfants)
a été mise en avant comme un signal clair. Le même mouvement
s’applique au langage : ne plus réduire les participantes à leurs
corps, mais souligner leurs projets, leurs études et leurs
engagements, ce qui laisse Jean-Pierre Foucault libre d’improviser…
à condition de rester dans ce nouveau cadre.
De Miss France 2026 à Alexandra
Rosenfeld : quand les mots pèsent lourd pour les ex-Miss
Ce virage autour du vocabulaire intervient alors que plusieurs
anciennes Miss prennent publiquement la parole sur les violences
faites aux femmes. Le 26 novembre 2025, à l’Assemblée nationale,
Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006, a témoigné
devant la Délégation aux droits des femmes sur la relation qu’elle
a entretenue avec le chef étoilé Jean Imbert, mis en cause par
plusieurs ex-compagnes pour violences physiques et psychologiques.
Devant les députés, elle a expliqué que son ex-partenaire avait
exercé un “contrôle coercitif” sur elle, confiant :
“J’ai d’abord ressenti un amour très fort, dévorant […] puis un
isolement progressif de mon entourage”, a-t-elle raconté,
selon Midi Libre.
Alexandra Rosenfeld a décrit des crises de “colères”,
des moments où il la traitait de “folle” et où la violence
devenait physique : “Il tapait dans les murs et il m’a même
fracturé le nez en me mettant un coup de tête. Il n’a pas nié, il
s’est justifié avec l’argument de l’accident, car comme on le sait
tous, on peut casser le nez d’une femme par inadvertance.”
L’ancienne Miss a ajouté que “ce ne sont pas les coups qui
(lui) ont laissé le plus de traces” mais “l’impact
psychologique”. Ces mots résonnent avec l’évolution de Miss
France : dans un contexte où d’anciennes reines de beauté exposent
notament l’emprise, l’humiliation et la violence, la façon dont un
concours national parle des candidates et présente leurs corps
devient un enjeu d’image, mais aussi de cohérence avec ce qu’elles
vivent et dénoncent en dehors des projecteurs.

Partager :