Chutes en direct, couronnes qui vacillent, malaise vagal resté
dans les mémoires : depuis des décennies, le concours Miss
France ne se résume pas à une simple élection de beauté. En
2026, au Zénith d’Amiens, le show a surtout été marqué par un duel
inédit entre le choix du public et celui du jury, sur fond de couac
de caméra et de réseaux sociaux en fusion. Et derrière le sourire
de la gagnante, une question a vite émergé : qui a vraiment fait la
reine de beauté cette année ?
A l”issue d’une soirée suivie par 6,67 millions de
téléspectateurs sur TF1, Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti
2025, a été couronnée Miss France 2026 sur la scène du Zénith
d’Amiens lors d’une cérémonie animée par Jean-Pierre Foucault.
Derrière cette image de carte postale, les tableaux de résultats
racontent pourtant un scénario bien plus serré : en Top 5, Miss
Tahiti et Miss Nouvelle-Calédonie, Juliette Collet, ont terminé ex
æquo, et c’est une règle précise du concours qui a finalement
tranché. De quoi relancer les débats éternels sur le poids du
public face au jury.
Miss France 2026 : comment le duel jury / public s’est joué au
dernier moment
La mécanique de vote de Miss France est plus complexe
qu’un simple coup de cœur à la maison. Le Top 12 est d’abord choisi
en amont par un jury de pré‑sélection sur des critères de
photogénie, d’entretien, d’aisance à l’oral ou encore de test de
culture générale, ce qui explique que certaines favorites comme
Lola Lacheré (Miss Nord‑Pas‑de Calais), Julie Zitouni (Miss
Provence), Priya Padavatan (Miss Réunion) ou Noémie Baiamonte (Miss
Rhône‑Alpes) n’aient même pas atteint ce palier. Une fois les 12
finalistes désignées, le vote se fait à parts égales entre le jury
de la soirée et le public, chaque camp attribuant des points aux
candidates encore en lice.
En Top 5, le système reste le même : 50 % pour le jury, 50 %
pour les téléspectateurs. Selon les résultats détaillés, Hinaupoko
Devèze (Miss Tahiti) et Juliette Collet (Miss Nouvelle‑Calédonie)
ont terminé avec 9 points chacune au total, mais
avec une répartition différente : Tahiti a récolté 5 points du
public et 4 du jury, quand la Nouvelle‑Calédonie obtenait 5 points
du jury et 4 du public. Et là, une règle peu connue du grand public
a été décisive : en cas d’égalité en Top 5, l’avantage revient au
classement des téléspectateurs, alors qu’en Top 12, c’est le jury
qui a le dernier mot. Sans cette disposition, c’est Miss
Nouvelle‑Calédonie que le jury aurait placée sur le trône.
Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti, portée par le public face à Miss
Nouvelle-Calédonie
Pour les téléspectateurs, le visage de cette édition 2026, c’est
celui de Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti 2025, originaire des
Marquises et engagée notamment autour de la santé mentale. Tout au
long de la cérémonie, la jeune femme a séduit par son aisance, son
sourire et son discours, au point de devenir la grande favorite du
public au moment décisif. De son côté, le jury a légèrement préféré
Juliette Collet, Miss Nouvelle‑Calédonie, si bien que le Pacifique
s’est retrouvé au cœur du duel final, avec deux candidates issues
des territoires ultramarins en tête des votes.
Le classement final de Miss France 2026 reflète ce bras
de fer entre jurés et téléspectateurs, tout en mettant en lumière
la diversité des régions représentées :
- Miss France 2026 : Hinaupoko Devèze (Miss Tahiti), élue grâce à
la prime donnée au vote du public en cas d’égalité. - 1re dauphine : Juliette Collet (Miss Nouvelle‑Calédonie),
favorite du jury. - 2e dauphine : Victoire Dupuis (Miss Normandie).
- 3e dauphine : Naomi Torrent (Miss Guadeloupe).
- 4e dauphine : Déborah Adelin‑Chabal (Miss Roussillon).
Couac de caméra, accusations de
“sabotage” et souvenirs de couronnes agitées
Au fil de la soirée, entre la chute spectaculaire de Miss
Midi‑Pyrénées lors du tableau bateau de croisière et le
costume huître de Miss Aquitaine en Impératrice du Bassin,
un autre moment a mis le feu aux réseaux. La jeune Aquitaine s’est
d’ailleurs attiré la sympathie du public, certains estimant qu’elle
n’avait pas été “respectée” ou qu’on lui “voulait du
mal”, selon des messages relayés par Voici. Mais le moment le
plus commenté reste le défilé en maillot de bain des 12 finalistes
: alors que Hinaupoko Devèze était en train de défiler, la
réalisation a soudain quitté Miss Tahiti pour se focaliser sur Miss
Auvergne, Alice De Lima Guimaraes, l’une de ses rivales directes.
Un faux pas qui a immédiatement ulcéré les fans de la Marquisienne,
surtout au moment où les votes du public comptaient pour moitié
dans le résultat.
Sur X, les messages ont fusé : “Pourquoi quand c’était au
tour de Miss Tahiti ils ont focus sur Auvergne????”,
“Attends, quoi? Ils font un plan de coupe sur Miss Auvergne
pendant le passage de Miss Tahiti alors que c’est le public qui
vote??? Ils sont sérieux? On a pas vu son passage individuel.
Scandaleux. Soutien à Miss Tahiti !”, “Je rêve ou ils ont
pas filmé tout le passage de Miss Tahiti pour montrer Auvergne là
?! M’énervez pas !”, “Couper le passage de Tahiti pour
montrer miss Auvergne…”, “C’est quoi ce cut sur Miss
Auvergne pendant le passage de Miss Tahiti??????? (…) on veut
voir notre princesse !!!”, “Euuuuuuuh on en parle du
cameraman qui passe sur Miss Auvergne avant que Tahiti ait terminé
?????????”, “Le sabotage ! pendant le passage de Miss
Tahiti il montre Miss Auvergne alors qu’elle n’a pas fini de
défiler !!!”, écrit une série d’internautes sur le réseau
social. Certains parlent même de “Tricherie” ou de
“Sabotage !”. Malgré ces accusations de “sabotage” visant
ce couac de réalisation, la règle de départage a finalement joué en
faveur de la candidate préférée du public, confirmant le sacre de
Miss Tahiti.
Cette édition 2026 s’inscrit au fond dans une longue histoire de
couronnements mouvementés. En 1988, Peggy Zlotkowski, alors âgée de
17 ans, s’était évanouie au moment où son nom avait été annoncé
comme Miss France 1989, avant de revenir quelques minutes plus
tard, coiffée de la traditionnelle couronne. Trente‑six ans plus
tard, elle raconte avoir fait un black out total : “Je me suis
sentie mal par rapport à une émotion qui a été très importante. On
appelle ça un malaise vagal”, explique Peggy Zlotkowski dans
l’émission Ici, citée par Public. La Lot‑et‑Garonnaise a
longtemps dû affronter des rumeurs selon lesquelles elle aurait
simulé son malaise pour faire parler d’elle, mais elle y voit
aujourd’hui un mal pour un bien, confiant : “si je n’étais pas
tombée dans les pommes, on ne parlerait peut-être pas de moi”
et disant regretter de faire partie “d’une époque qui n’existe
plus”. Elle garde surtout le souvenir de sa relation avec
Geneviève de Fontenay, dont elle parle comme “Ça a été une
deuxième mère pendant toute une année, et bien au-delà. Je la
respectais beaucoup parce qu’elle était très imposante malgré tout.
Moi, j’étais jeune et je ne comprenais pas toujours ce qu’il
m’arrivait. Elle a toujours été là pour me protéger”. Il lui
reste pourtant une frustration : “J’ai beaucoup de souvenirs,
mais pas de couronne”, confie‑t‑elle, évoquant un trophée dont
elle dit : “J’ai un espèce de black out sur cette couronne. On
me l’a volée, j’en sais rien”. Un clin d’œil de l’histoire
alors que, lors de son sacre, Hinaupoko Devèze a failli, elle
aussi, laisser échapper sa couronne sous les projecteurs.
Qui a gagné Miss France 2026 ?
Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti 2025, a été élue Miss France 2026
lors de la cérémonie organisée le 6 décembre 2025 au Zénith
d’Amiens, à l’issue d’un vote combinant jury et public.
Qui était la favorite du public et du jury à Miss France 2026
?
Selon les résultats détaillés du Top 5, le public a placé Miss
Tahiti, Hinaupoko Devèze, en tête avec 5 points contre 4 pour Miss
Nouvelle-Calédonie. Le jury, lui, a donné 5 points à Juliette
Collet, Miss Nouvelle-Calédonie, et 4 à Miss Tahiti, ce qui a
conduit les deux candidates à terminer ex æquo avec 9 points
chacune.
Comment fonctionne le vote entre jury et public à Miss France
?
Depuis plusieurs années, le résultat de l’élection repose pour
moitié sur un jury et pour moitié sur le public. Le Top 12 est
déterminé à partir des évaluations du jury de pré-sélection, puis,
en direct, jury et téléspectateurs attribuent chacun des points aux
finalistes. En cas d’égalité en Top 12, l’avantage revient au jury,
tandis qu’en Top 5, c’est le classement du public qui départage les
candidates.
Pourquoi certains internautes parlent-ils de sabotage contre
Miss Tahiti ?
Pendant le défilé en maillot de bain des 12 finalistes, la
caméra a brièvement quitté Miss Tahiti pour filmer Miss Auvergne
alors que Hinaupoko Devèze n’avait pas terminé son passage. Ce
couac de réalisation a provoqué la colère de nombreux
téléspectateurs sur les réseaux sociaux, qui ont utilisé des mots
comme tricherie ou sabotage pour dénoncer une candidate qu’ils
estimaient mal traitée.
Que s’est-il passé lors de l’élection de Peggy Zlotkowski, Miss
France 1989 ?
Lors de son élection en 1988, Peggy Zlotkowski s’est évanouie au
moment de l’annonce de sa victoire, victime d’un malaise vagal dont
elle dit garder un black out complet. Devenue Miss France 1989,
elle raconte avoir vécu une année protégée par Geneviève de
Fontenay, mais regrette aujourd’hui la disparition de sa couronne,
expliquant s’être fait voler ce trophée sans se souvenir des
circonstances.

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