La Tunisie a réussi à mobiliser 3572,1 millions de dinars d’investissements étrangers au cours de l’année 2025, contre 2741,8 millions de dinars en 2024, soit une hausse de 30,3 %. Ces données, publiées par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, traduisent un regain d’attractivité dans un contexte économique marqué par la recherche de nouvelles sources de financement et de relance.
Avec ce résultat, le pays dépasse l’objectif fixé à 3400 millions de dinars pour 2025, tel que prévu dans le document du bilan économique. Les autorités affichent désormais une ambition plus élevée pour 2026, visant la mobilisation de 4000 millions de dinars d’investissements étrangers.
Première année de mise en œuvre du plan quinquennal de développement 2023-2026
Cette dynamique s’inscrit dans la première année de mise en œuvre du plan quinquennal de développement 2023-2026. Les pouvoirs publics annoncent une série de réformes destinées à améliorer le climat des affaires, en tête desquelles figure le projet de révision du Code d’investissement. L’objectif affiché consiste à simplifier les procédures, renforcer la transparence et offrir davantage de garanties aux investisseurs.
Les données comparatives des trois dernières années confirment une tendance haussière progressive. Les investissements internationaux avaient progressé de 90 % en 2021, dans un contexte de reprise post-pandémie de Covid-19, puis de 60,7 % en 2022 et de 41 % en 2023. La croissance enregistrée en 2025 consolide ainsi un cycle d’expansion, même si son rythme se stabilise progressivement.
L’enjeu porte sur la qualité des investissements captés
Au-delà des chiffres globaux, l’enjeu porte désormais sur la qualité des investissements captés, leur répartition sectorielle et régionale, ainsi que leur capacité à générer de la valeur ajoutée, des exportations et des emplois durables. La consolidation de la confiance des investisseurs reste conditionnée à la stabilité réglementaire, à la prévisibilité des politiques publiques et à l’efficacité administrative.
Le défi pour 2026 ne se limite donc pas à l’augmentation du volume des flux financiers. Il implique la mise en œuvre effective des réformes annoncées et l’amélioration concrète de l’environnement d’affaires, afin de transformer ces performances statistiques en levier structurel de croissance.
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