La mobilisation des enseignants du secondaire a franchi un nouveau cap lundi 16 février 2026 avec un arrêt total des cours dans les gouvernorats du Nord. L’appel émane de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, affiliée à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Le mouvement est organisé selon une répartition géographique sur trois jours : le 16 février pour les régions du Nord, le 17 février pour celles du Centre, et le 18 février pour les régions du Sud.
Chaque étape correspond à une journée de grève complète dans les établissements concernés. Cette formule permet d’étendre la mobilisation à l’échelle nationale tout en la fragmentant régionalement.
Du boycott des examens aux grèves tournantes
Cette action intervient après un ajustement de la stratégie syndicale. En novembre 2025, la fédération avait opté pour le boycott des examens, une mesure à fort impact. Début février 2026, à l’issue d’une réunion de son instance administrative, cette décision a été suspendue au profit de grèves régionales successives.
Le syndicat entend ainsi maintenir la pression sur le ministère de l’Éducation afin d’obtenir l’application des accords déjà conclus et d’ouvrir de nouvelles discussions sur les conditions de travail et la situation de l’école publique.
Violence scolaire et revendications structurelles
Parmi les préoccupations soulevées figure la montée de la violence dans les établissements scolaires. La fédération estime que le phénomène est sous-estimé par les autorités et qu’aucune réponse structurelle durable n’a été mise en place.
Pour les élèves et leurs parents, ces arrêts successifs signifient des journées sans cours, une désorganisation du calendrier pédagogique et une incertitude persistante quant à la suite du mouvement.
Si le boycott des examens a été temporairement levé, la tension sociale dans le secteur éducatif demeure vive, laissant ouverte la possibilité de nouvelles actions en cas d’échec des négociations.

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