Dans l’ombre de la COP30 de Belém sur le climat, une autre conférence internationale s’ouvre le 24 novembre à Samarcande, en Ouzbékistan. La 20e Conférence des parties de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) pourrait sceller le sort d’un artisanat vieux de deux siècles : la facture d’archets. La diplomatie européenne est en alerte mais la partie est serrée.
En jeu, le pernambouc, essence brésilienne rouge sang indispensable à la confection des archets de violon. Dense, résilient, capable d’augmenter de 30 à 40 % la sonorité d’un violon entre les mains d’un professionnel, ce bois n’a aucun équivalent. Les archets en carbone n’ont pas les mêmes propriétés acoustiques selon les musiciens. L’archet moderne, invent…

Partager :