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Placements obscurs et peur de perdre : les Français en quête de sécurité pour leur retraite

Placements obscurs et peur de perdre : les Français en quête de sécurité pour leur retraite


Les Français entendent sécuriser l’avenir, notamment en matière financière. Selon un sondage révélé par Les Échos, plus des deux tiers d’entre eux (67 %) ont modifié leur stratégie d’épargne retraite. En cause, notamment, les réformes successives, les débats budgétaires et les questionnements autour du système de retraite par répartition.

L’inquiétude est partagée : 74 % des ménages se demandent si leur niveau de vie se maintiendra une fois la retraite venue. Logiquement, cette crainte croît avec l’âge et à l’approche de la retraite : 77 % des 50-64 ans se sentent concernés. Une donne totalement nouvelle émerge cependant de ce sondage : l’intérêt des jeunes générations pour les questions de retraite.

À LIRE AUSSI Assurance-vie : comment doper ses rendementsParmi les sondés, 88 % des 30-39 ans épargnent ou prévoient de le faire, pour leur retraite. C’est le plus haut pourcentage, toutes catégories d’âge confondues. À l’inverse, 20 % des 50-64 ans n’envisagent pas d’épargner davantage. Leur objectif, pour 21 % d’entre eux, est de se rendre indépendant vis-à-vis du système de retraite, régulièrement sujet à des modifications structurelles. De manière globale, la constitution d’une épargne a pour objectif premier la constitution d’un revenu complémentaire régulier (29 %) ou pour couvrir des imprévus (24 %).

L’obscurité des placements

Les placements classiques restent les plus plébiscités : fonds euros et immobilier locatif (35 %). Plus obscurs et techniques, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), les produits structurés ou les cryptomonnaies font partie des placements qui peinent à s’imposer. Les SCPI ne convainquent que 14 % des Français alors que, paradoxalement, l’immobilier reste considéré comme un placement pour un complément de revenu parmi les plus pertinents.

La question de la lisibilité des placements est primordiale : 34 % des interrogés souhaitent s’émanciper financièrement mais avouent ne pas savoir vers quelle solution se tourner. D’autres freins subsistent, en majorité le manque de budget ou encore la peur de la perte en capital. Une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined) révèle que l’épargne moyenne des jeunes Français est de 1 300 euros.