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Le Venezuela dénonce une « très grave agression militaire » des États-Unis

Le Venezuela dénonce une « très grave agression militaire » des États-Unis

Après les explosions qui ont secoué Caracas cette nuit, le gouvernement vénézuélien accuse les États-Unis d’agression.

Le Venezuela a dénoncé dans un communiqué, ce samedi, une « très grave agression militaire » après les explosions qui ont secoué le sud-est de la capitale dans la nuit de vendredi à samedi vers 2 heures du matin. « Le Venezuela rejette, répudie et dénonce […] la très grave agression militaire perpétrée par […] les États-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les États de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas ». Le président Nicolas Maduro a, quant à lui, décrété l’état d’exception et appelé « toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation ».

Vers 2 heures du matin, des bruits ressemblant à des survols de missiles ou d’avions ont été entendus, selon l’AFP. Sur les réseaux sociaux, des images de grands incendies avec des dégagements de fumée sont visibles sans qu’il soit possible de localiser précisément le lieu de ces explosions qui semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale.

La tension monte

Des déflagrations qui surviennent alors que le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolas Maduro, étaient « comptés ».

Le 29 décembre dernier, les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela. Ce qui constituait la première attaque terrestre connue contre le territoire vénézuélien, depuis que Donald Trump a débuté sa campagne militaire agressive, prétendant lutter contre le trafic de drogue. Selon CNN, la frappe de drone avait visé un quai isolé, et personne n’était présent sur place au moment des frappes.

Lors d’une interview télévisée diffusée sur la chaîne publique VTV jeudi dernier, Maduro s’était dit « prêt » à discuter avec Washington de lutte antidrogue, de pétrole et d’accords économiques.

De son côté, le président colombien Gustavo Petro a condamné l’attaque aux « missiles » contre Caracas.