Donald Trump a toujours des vues sur le Groenland. Mais en postant une image de lui, main dans la main avec un manchot, le président a mis en scène un animal qui ne peuple pas ce territoire autonome danois.
«Embrace the penguin. » Il n’en fallait pas plus pour que la Maison Blanche devienne la cible de moqueries en cascade sur les réseaux sociaux, notamment sur X, où cette opération de communication a été publiée vendredi 23 janvier.
Sur l’image, générée par intelligence artificielle, on distingue Donald Trump marchant au Groenland, main dans la main avec un manchot brandissant un drapeau américain. Problème : si « manchot » et « pingouin » se traduisent tous deux par penguin en anglais, la confusion n’est pas anodine. Les pingouins, qui ne vivent d’ailleurs pas dans l’hémisphère Nord, mesurent en moyenne une cinquantaine de centimètres, quand les manchots peuvent atteindre 1,30 mètre. Un détail zoologique qui n’a évidemment pas échappé aux internautes.
C’est donc bien un manchot qui accompagne le président républicain. Le problème ? Ces animaux n’habitent pas en Arctique, région « dénuée de manchots », rappelle National Geographic. Ils vivent « principalement sur la péninsule Antarctique et aux abords de la mer de Ross », située au sud de la Nouvelle-Zélande, précise le site.
Donald Trump, cible de moqueries
À la suite de ce post, de nombreux internautes ont mis en lumière l’erreur de la Maison Blanche, Anders Åslund, économiste suédois, en tête. « Donald Trump veut confirmer une fois de plus qu’il est un idiot fini. Le Groenland n’abrite aucun manchot et Trump n’a aucun droit sur le Groenland ni sur les manchots », a-t-il écrit.
« Les manchots de l’Antarctique, non épargnés par la politique de réémigration », s’est moqué Josh Wingrove, correspondant de Bloomberg à Washington.
Sous le post de la Maison Blanche, les parodies sont nombreuses. Certains ont publié une vidéo, générée par IA, dans laquelle Donald Trump est poursuivi par un ours polaire, espèce qui peuple bien ce territoire autonome danois, tandis que d’autres l’ont affublé d’un costume de clown, raillant son manque de culture générale.
Après le Venezuela, le Groenland ?
Donald Trump assure depuis longtemps vouloir s’emparer du Groenland, notamment pour les importantes réserves de minerais que recèle ce territoire. S’il a, un temps, évoqué le recours à la force pour annexer cette immense île, il a finalement rétropédalé lors du Forum économique de Davos, appelant à des négociations immédiates.
Mercredi soir, il a annoncé sur Truth Social avoir « formé le cadre d’un futur accord concernant le Groenland et toute la région arctique » après une « réunion très productive » avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. « La rencontre a été très bonne ce soir, mais il y a encore beaucoup de travail à faire », a-t-il assuré.
Cependant, le contenu de cet accord reste secret. Il « nous donne tout ce que nous voulions », a déclaré Donald Trump devant les caméras. Y compris « devenir propriétaire du Groenland, comme vous le désiriez ? », lui a demandé CNN. « Euh », a hésité le président républicain qui, sans dire non, a évoqué un « accord de long terme par excellence », d’une durée « infinie ».

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