views 3 mins 0 comments

50 dollars le vol. Le New York Times tombe amoureux de la Tunisie

50 dollars le vol. Le New York Times tombe amoureux de la Tunisie

Le quotidien américain consacre un long reportage à la capitale tunisienne, saluant son énergie créative hors du commun.

Le New York Times vient de publier un reportage de fond sur Tunis, sous le titre “The Irresistible Glow of Tunis” — littéralement, l’irrésistible éclat de Tunis.

Ce qui les a frappés en premier

Le journaliste Tyler Donohue est arrivé à Tunis par hasard — un vol à 50 dollars depuis Londres. Il s’attendait à une capitale endormie au bord de la mer. Il a trouvé, selon ses propres mots, une ville avec “un tempo créatif addictif, brut et sans complexes”. Il y est retourné plusieurs fois depuis. Ce n’est plus du tourisme. C’est de l’attachement.

“Tout le monde que je rencontrais était en train de créer quelque chose : un café, une ligne de vêtements, une exposition.”

Le glow de Tunis selon le NYT

Ce que le journal appelle le “glow” — cet éclat particulier — tient à un mélange unique. Sidi Bou Saïd, ses portes cobalt, ses concept stores et ses ateliers de slow fashion. Des collectifs d’artistes qui projettent des films dans d’anciens immeubles du centre-ville. Des anciens qui jouent aux cartes sous des plafonniers à quelques mètres d’espaces ouverts aux jeunes. Une ville qui se réinvente en temps réel, dit le Times, à la confluence de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Ce cocktail d’influences — la médina millénaire, les ruines de Carthage à dix minutes en taxi, le café au lait et le mlawi du matin, les smoothies et les conversations en arabe et en français — donne au journal matière à écrire sur une ville qui ne ressemble à aucune autre.

Le reflet sur le tourisme                                  

Le tourisme tunisien remonte vers ses niveaux d’avant-Covid, avec 6,4 millions d’arrivées enregistrées en 2022. Le Times souligne des atouts concrets : la Tunisie reste accessible sans visa pour les citoyens américains, canadiens et la plupart des ressortissants européens. Le taux de change reste favorable. Les liaisons aériennes directes avec les grandes villes européennes existent. Des hôtels soigneusement restaurés, comme le Dar Ben Gacem dans la médina, ou les complexes en bord de mer de Gammarth, sont cités nommément.

Ce qui nous différencie

D’abord, finalement: l’authenticité. Et bien sûr: l’accessibilité financière.