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Diminution des homicides, baisse des incidents violents… Londres répond à Donald Trump en publiant ses chiffres en matière de sûreté

Diminution des homicides, baisse des incidents violents… Londres répond à Donald Trump en publiant ses chiffres en matière de sûreté

En réponse aux dernières critiques de Donald Trump, la police du Grand Londres a publié ses derniers chiffres pour faire état de la baisse du nombre d’homicides dans la capitale anglaise.

Nouvelle passe d’armes entre Londres et Donald Trump. Après que le second a une (énième) fois critiqué la première, assurant en novembre 2025 qu’il y régnait « la loi de la charia » et que « des gens y sont poignardés dans le cul, voire pire », le maire de la capitale de l’Angleterre a réagi ce lundi 12 janvier.

Sur son site, la police londonienne a en effet publié peu après minuit un communiqué se félicitant de la chute du « taux d’homicides à Londres à un niveau record », « le plus bas jamais enregistré ». Dans celui-ci, la Metropolitan Police (MET), plus connue sous son surnom de « Scotland Yard », souligne en avoir recensé 97 en 2025, dont 18 ont concerné des moins de 25 ans. C’est 11 de moins que 2024 (où 109 homicides ont eu lieu), assure le texte. Ces chiffres sont les plus bas enregistrés depuis 2014. Le tout, « alors que la population de Londres a augmenté de plus d’un demi-million depuis lors ».

95 % des enquêtes pour homicide ont abouti à une résolution positive

Le taux d’homicides de Londres s’établit désormais à 1,1 pour 100 000 habitants, souligne encore le communiqué. Ce taux est inférieur à celui de plusieurs métropoles internationales, comme New York (2,8 pour 100 000 habitants), Berlin (3,2), Milan (1,6) et Toronto (1,6), mais aussi américaines comme Los Angeles (5,6), Chicago (11,7), Houston (10,5) ou encore Philadelphie (12,3). Qui plus est, ajoute la MET, les incidents violents ayant entraîné des blessures ont eux aussi diminué de 20 %.

Dans son communiqué, la MET loue « les efforts des agents et du personnel de la police métropolitaine, qui arrêtent 1 000 délinquants supplémentaires chaque mois, stimulent l’innovation grâce à des technologies telles que la reconnaissance faciale et mènent une répression ciblée contre les gangs les plus dangereux, les criminels organisés et les prédateurs qui s’en prennent aux femmes et aux enfants ». En 2022, précise encore le communiqué, 95 % des enquêtes pour homicide ont abouti à une résolution positive.

« Londres est l’une des villes occidentales les plus sûres »

Lors d’une rencontre avec plusieurs médias, le commissaire en chef de la MET Mark Rowley a assuré : « Londres est l’une des villes occidentales les plus sûres. » Il a déploré le « grand nombre d’opinions circulant en ligne sur Londres (qui) racontent n’importe quoi », et a rappelé : « Le contexte est si différent des États-Unis. Ici, vous risquez plusieurs années de prison si on trouve une arme sous votre lit, même sans besoin de prouver l’intention criminelle. ». La circulation de couteaux reste très élevée, avec quelque 3000 armes blanches saisies l’an dernier, et 12 adolescents tués des suites d’une attaque au couteau en 2025. Autre ombre au tableau : les vols à l’arraché de téléphones mobiles – 116 655 en 2024.

Ce qui n’empêche pas Donald Trump de continuer à médire sur Sadiq Khan, le maire de Londres depuis 2016, mais aussi une figure du Labour et le premier maire musulman d’une capitale européenne. Depuis trois mandats, l’édile, qui avait soutenu Hillary Clinton en 2016, est la cible du président des États-Unis : le second qualifie régulièrement le premier de « minable » (2019), de « terrible maire » (novembre 2025), ou d’élu « horrible », « incompétent », « vicieux » et « dégoûtant » (décembre 2025).

De son côté, Sadiq Khan a jugé le locataire de la Maison-Blanche « raciste, sexiste, misogyne et islamophobe » en septembre 2025. Le maire de Londres est régulièrement critiqué par l’opposition conservatrice et par le parti anti-immigration Reform UK, ou encore par le milliardaire Elon Musk.