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Abir Moussi, une figure de l’opposition, ciblée une nouvelle fois par la justice tunisienne

Abir Moussi, une figure de l’opposition, ciblée une nouvelle fois par la justice tunisienne

Le marathon judiciaire visant les figures de l’opposition au président Kaïs Saïed se poursuit avec une nouvelle comparution de l’opposante Abir Moussi vendredi 14 novembre devant le tribunal de première instance de Tunis. L’avocate, présidente du Parti destourien libre (PDL), formation anti-islamiste réunissant d’anciens partisans de Zine El-Abidine Ben Ali, encourt la peine capitale – une sentence qui n’est plus executée dans le pays.

Arrêtée le 3 octobre 2023 près du palais présidentiel de Carthage alors qu’elle tentait de déposer un recours contre la tenue d’élections locales prévues deux mois plus tard, Abir Moussi est poursuivie notamment pour « attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement, d’inciter les gens à s’armer les uns contre les autres ou à provoquer le désordre, le meurtre ou le pillage sur le territoire », en vertu de l’article 72 du code pénal tunisien, qui prévoit la peine de mort. Le même article a été utilisé contre plusieurs opposants toujours détenus, dont Rached Ghannouchi, leader du parti islamo-conservateur Ennahda.

Abir Moussi est par ailleurs visée par plusieurs actions en justice initiées par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), qui a déposé quatre plaintes contre elle pour « fausses informations » en vertu du décret-loi 54 promulgué par Kaïs Saïed en septembre 2022, après qu’elle a critiqué l’organisation des élections législatives de 2022-2023.