C‘est un fait largement connu : les trois quarts des personnes en situation irrégulière en Europe restent sur le continent malgré une décision de quitter le territoire. Ce chiffre résume à lui seul l’échec de la politique européenne d’éloignement depuis l’adoption de la directive « retour » en 2008.
Le 8 décembre, le Conseil des ministres de l’Intérieur a adopté une orientation générale – donc sans vote – sur le nouveau règlement sur les retours (qui remplace la vieille directive inopérante). Pourquoi la directive n’a jamais fonctionné ? Parce que son approche était jugée trop protectrice du droit des migrants et pas assez du droit des États à éloigner les indésirables. Exit donc la vieille directive centrée sur les garanties procédurales, place à un arsenal de mesures coercitives visant…

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