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Festival du Caire 2026 : quatre présences tunisiennes annoncées dans le programme

- Culture, Tunisie
13 octobre 2026
Festival du Caire 2026

Le cinéma tunisien sera représenté à la 47e édition du Festival international du film du Caire, organisée en Égypte du 11 au 20 novembre 2026. Quatre participations tunisiennes sont annoncées dans différentes sections de cet événement : un long métrage de fiction en compétition, un court métrage d’animation destiné au jeune public, une professionnelle franco-tunisienne appelée à participer à un jury et un projet documentaire en phase de développement.

Cette présence illustre la diversité des profils et des formats portés par les professionnels tunisiens, du cinéma de fiction à l’animation, en passant par l’expertise technique et le développement de nouveaux projets. Les œuvres et les professionnels concernés interviendront dans des cadres distincts, qui permettent de présenter plusieurs facettes de la création cinématographique tunisienne au public et aux acteurs du secteur présents au Caire.

La 47e édition du Festival international du film du Caire se déroulera dans un contexte marqué par une programmation annoncée de 145 films provenant de 64 pays et entités de production. Le rendez-vous égyptien réunira ainsi des œuvres de différentes origines et offrira plusieurs espaces de présentation, de sélection et de développement professionnel.

Festival du Caire 2026 : un long métrage et un film d’animation tunisiens à l’affiche

La participation tunisienne comprend deux œuvres cinématographiques aux formats et aux univers narratifs différents. Le premier long métrage d’Aziz Shennawy a été retenu dans une section consacrée au cinéma arabe, tandis que le court métrage d’animation de Malek Hebiri figure dans une sélection destinée aux enfants. Ces deux films mettent en avant des démarches artistiques distinctes.

« To the Sun and Beyond » d’Aziz Shennawy en compétition

Le long métrage To the Sun and Beyond, dont le titre français est Au-delà du Soleil, marque une étape dans le parcours du réalisateur tunisien Aziz Shennawy. Il s’agit de son premier long métrage de fiction, sélectionné dans la section « Horizons du cinéma arabe » de la 47e édition du festival. Cette catégorie rassemble sept films.

Coproduit par la Tunisie et l’Arabie saoudite, le film aborde la relation entre une mère et son jeune fils, à travers les bouleversements provoqués par la découverte d’une maladie génétique. L’histoire suit Linda, une veuve qui cherche à protéger excessivement son enfant de sept ans, atteint de xeroderma pigmentosum.

Cette maladie se caractérise notamment par une sensibilité extrême aux rayons ultraviolets. Les contraintes qu’elle entraîne pèsent sur la vie quotidienne de l’enfant et influencent profondément le comportement de sa mère. Le récit s’intéresse à l’évolution de Linda, qui doit progressivement comprendre comment accompagner son fils sans l’empêcher de profiter pleinement de son enfance.

Le sujet place ainsi la relation familiale au cœur de l’histoire. Le parcours de la mère ne se limite pas à la gestion des contraintes liées à la maladie : il concerne également sa manière d’appréhender la protection, l’autonomie et les possibilités offertes à son enfant. Cette dimension humaine constitue un élément central du récit présenté dans le cadre de la sélection cairote.

Le projet a bénéficié du soutien de plusieurs organismes, parmi lesquels le Fonds de la mer Rouge, le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) et le ministère des Affaires culturelles. La coproduction tuniso-saoudienne et l’accompagnement institutionnel font partie des éléments annoncés autour de ce premier long métrage.

La sélection dans « Horizons du cinéma arabe » permet au film de rejoindre une compétition réunissant plusieurs propositions cinématographiques de la région. Pour Aziz Shennawy, cette participation constitue une étape importante dans la présentation de son premier long métrage de fiction au sein d’un festival international.

« Sociophobia » de Malek Hebiri sélectionné dans Cairo Kids

La deuxième œuvre tunisienne annoncée est Sociophobia, un court métrage d’animation réalisé par Malek Hebiri. D’une durée de 13 minutes, le film a été retenu dans « Cairo Kids », une section consacrée au jeune public.

Son histoire met en scène un enfant de sept ans confronté à une situation inquiétante. Il est poursuivi par une foule dont les membres finissent par fusionner pour former un monstre géant. Alors que cette menace semble déjà redoutable, une autre menace, encore plus importante, apparaît ensuite.

Le récit repose sur une situation fantastique qui place un jeune personnage face à des dangers successifs. Le choix de l’animation permet de construire cet univers à travers des transformations visuelles, notamment celle de la foule en une créature gigantesque. Le film se distingue ainsi du drame familial porté par To the Sun and Beyond, tant par son format que par son approche narrative.

Soutenu par le Doha Film Institute, au Qatar, Sociophobia représente le cinéma d’animation tunisien dans une section spécifiquement tournée vers les enfants. Sa durée de 13 minutes correspond au format du court métrage, qui permet de développer une histoire resserrée autour d’une situation centrale.

La présence du film dans « Cairo Kids » inscrit l’animation parmi les formes de création tunisiennes présentées lors de cette édition. Elle montre également que la participation nationale ne se limite pas aux longs métrages de fiction : elle concerne aussi des œuvres courtes, portées par des univers visuels et des récits destinés à des publics différents.

Les deux productions retenues occupent donc des espaces distincts au sein du programme. L’une explore les conséquences d’une maladie génétique sur l’équilibre d’une famille, tandis que l’autre s’appuie sur une intrigue fantastique mettant en scène un enfant poursuivi par des créatures menaçantes.

Une professionnelle franco-tunisienne au jury et un documentaire en développement

La représentation tunisienne au Festival du Caire 2026 ne concerne pas uniquement les films sélectionnés. Elle s’étend également aux métiers techniques du cinéma et aux projets qui se trouvent encore en phase de développement. Deux autres participations sont ainsi annoncées : celle de Farida Marzouk au sein d’un jury et celle d’Oumaima Trabelsi à travers un projet documentaire.

Farida Marzouk rejoint le jury de la Semaine de la critique internationale

La directrice de la photographie franco-tunisienne Farida Marzouk participera au jury de la Semaine de la critique internationale. Elle siégera aux côtés de la monteuse vidéo égyptienne Heba Othman.

La direction de la photographie est un métier essentiel à la réalisation d’un film. Elle contribue notamment à définir le traitement visuel d’une œuvre, à travers le travail sur les images et leur rendu à l’écran. La présence d’une professionnelle de cette spécialité au sein d’un jury témoigne de la diversité des compétences mobilisées dans les événements cinématographiques internationaux.

La participation de Farida Marzouk se distingue de celle des deux réalisateurs tunisiens annoncés dans le programme. Elle intervient dans le cadre de l’évaluation des œuvres, et non à travers la présentation d’un film personnel mentionné dans cette annonce.

Cette présence professionnelle complète ainsi les participations artistiques tunisiennes. Elle souligne la place des métiers techniques et de l’expertise cinématographique dans les différentes activités proposées autour du festival.

« Terminus » d’Oumaima Trabelsi retenu pour le Cairo Film Connection

Le quatrième volet de la participation tunisienne concerne Terminus, un projet de la réalisatrice tunisienne Oumaima Trabelsi. Il a été retenu dans la catégorie des films documentaires en développement du Cairo Film Connection, une plateforme professionnelle organisée dans le cadre des Cairo Industry Days.

Contrairement aux films déjà sélectionnés pour être présentés dans des sections du festival, Terminus est encore en phase de développement. Sa présence dans cette catégorie ne signifie donc pas qu’il figure parmi les longs métrages achevés programmés pour une projection.

Le Cairo Film Connection constitue un espace dédié aux projets cinématographiques en cours de préparation. Dans le cas de Terminus, l’annonce porte sur sa sélection dans la catégorie documentaire en développement. Les informations disponibles ne précisent pas davantage son sujet, son calendrier de production ou les modalités de son éventuelle présentation ultérieure.

Cette participation complète les trois autres présences tunisiennes en couvrant une étape différente de la création cinématographique : celle qui précède l’achèvement d’un film. Elle met en lumière un projet documentaire au stade du développement, parallèlement aux œuvres de fiction et d’animation déjà retenues dans le programme et à la participation professionnelle de Farida Marzouk.

Les principales dates et les chiffres de l’édition 2026

La 47e édition du Festival international du film du Caire est programmée du 11 au 20 novembre 2026. Les informations annoncées sur cette édition font état de 145 films issus de 64 pays et entités de production.

Les quatre participations tunisiennes se répartissent entre plusieurs domaines :

  • Long métrage de fiction : To the Sun and Beyond d’Aziz Shennawy, sélectionné dans « Horizons du cinéma arabe ».
  • Court métrage d’animation : Sociophobia de Malek Hebiri, retenu dans la section « Cairo Kids ».
  • Jury : Farida Marzouk, directrice de la photographie franco-tunisienne, participe au jury de la Semaine de la critique internationale.
  • Documentaire en développement : Terminus, projet de la réalisatrice tunisienne Oumaima Trabelsi, sélectionné au Cairo Film Connection.

Ces participations couvrent ainsi plusieurs étapes et métiers du cinéma, de la réalisation d’œuvres destinées à la projection au développement de projets documentaires, en passant par l’évaluation artistique des films.