C‘est un paradis. Un petit caillou posé sur la mer Adriatique. L’île albanaise de Sazan est le royaume des serpents, des grillons, des oiseaux et même, dit-on, de quelques ours qui profitent de la lavande sauvage et de pins tricentenaires. L’été, quelques Zodiac y débarquent les touristes de Vlora, la cité balnéaire voisine. Deux heures de baignade sur une longue plage avant de naviguer jusqu’à la grotte de Haxhi Ali, un pirate qui, au XVIIe siècle, cacha là ses coffres de pièces d’or. Une sorte de cathédrale marine devenue le repaire de tortues de mer.
En albanais, « paradis » se dit parajsa. Mais, depuis quelques mois, c’est devenu « l’île de Trump ». Un drôle d’endroit où il est interdit de se promener en dehors de la grande plage. Pendant soixante ans, Sazan a été une base militaire…

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