Le président des États-Unis a annoncé le lancement d’une nouvelle classe de navires de guerre dernière génération. Voici tout ce qu’il faut savoir sur cette nouvelle génération de bâtiments.
Ils seront « les meilleurs du monde ». L’annonce a été faite dans le plus pur style Trump. Lundi 22 décembre, pendant une conférence de presse depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, le président des États-Unis a fait savoir qu’une nouvelle classe de navires de guerre à son nom allait être lancée.
« Chacun d’eux sera le plus grand navire de guerre de l’histoire de notre pays », et même « du monde », a lancé Donald Trump. La flotte sera nommée la « Trump Class USS Defiant ».
Alors qu’un budget annuel de plus de 900 milliards de dollars a été voté pour la Défense l’année prochaine, le président américain, lui, s’est consacré, sur sa « Golden Fleet » (« Flotte dorée »), à un programme lancé par son administration il y a quelques semaines pour transformer la marine.
« Cent fois plus puissants »
D’après le milliardaire de 79 ans, ces bâtiments seront « cent fois plus puissants » que tous ceux construits précédemment. Le secrétaire à la Marine américaine, John Phelan, présent pour l’annonce, a assuré lui aussi que « ce futur cuirassé sera le navire de guerre le plus grand, le plus meurtrier, le plus polyvalent et le plus impressionnant jamais construit, sillonnant tous les océans du monde ».
Les engins pèseront « 30 000 à 40 000 tonnes », soit plus du double de la taille des destroyers de classe Zumwalt (15 000 tonnes), qui conservent pour l’heure le titre de plus grands navires de combat de surface de la flotte. Chaque navire coûtera entre 10 et 15 milliards de dollars.
Polyvalent
D’après l’agence Reuters, en plus d’être équipés de canons navals conventionnels, les cuirassés de cette future flotte seront dotés de missiles de croisière à propulsion nucléaire.
Dans le détail, les armements prévus sur chacun des bâtiments sont nombreux : 12 missiles hypersoniques à longue portée Conventional Prompt Strike, canons de 127 mm, radar de recherche aérienne AN/SPY-6, 128 cellules de lancement vertical MK-41… D’autres armes pourraient y être ajoutées, comme des armes à énergie dirigée ou encore des missiles de croisière à lancement maritime à ogive nucléaire ou des armes hypersoniques.
Un autre point a tout particulièrement été souligné par le locataire de la Maison-Blanche : la conception esthétique des futurs navires, « parce que je suis une personne très portée sur l’esthétique ».
Une obsession qui n’est pas nouvelle. Aux haut gradés de l’armée américaine, il avait lancé lors de son premier mandat : « Je ne suis pas fan de certains des navires que vous faites. Je suis quelqu’un qui est très porté sur l’esthétique et je n’aime pas certains des navires que vous faites sur le plan de l’esthétique. »
Critiques
Deux premiers navires de guerre doivent être construits pour commencer, en « environ deux ans et demi », a encore précisé le républicain. Sont ensuite attendus « rapidement » dix navires, et, à terme, 20 à 25 navires. Le tout doit être mis sur pied aux États-Unis, et le chantier naval utilisera probablement des robots.
Alors que le président américain est régulièrement accusé d’aborder son mandat comme un monarque, utiliser son nom pour nommer une flotte militaire ne risque pas d’adoucir les critiques.

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