La Commission de la législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple a tenu, ce jeudi 29 janvier 2026, sa première réunion sous la supervision de son nouveau bureau. Les députés y ont arrêté une feuille de route axée sur l’accélération de plusieurs réformes majeures, notamment dans les domaines judiciaire, social et sécuritaire, avec en ligne de mire un renforcement de l’arsenal répressif contre certaines formes de criminalité.
Selon le rapporteur de la commission, Yasser Gourari, ladite commission a acté la poursuite de l’examen des propositions relatives à la répression des agressions visant le personnel éducatif, ainsi que l’élargissement du débat autour du décret-loi n°54. À ce sujet, des auditions sont prévues avec plusieurs organisations, dont le Syndicat national des journalistes tunisiens, l’Ordre des avocats et le Syndicat des magistrats.
Vers un durcissement des peines pour la drogue, le braquage et les jeux de hasard
Au volet sécuritaire et social, la commission a inscrit à son agenda un ensemble de projets de loi portant notamment sur la criminalisation des jeux de hasard, ainsi que sur le renforcement des peines liées aux affaires de drogue et aux agressions violentes (braquage).
Selon le rapporteur de la commission, l’orientation générale est de traiter ces textes comme un bloc législatif cohérent, constituant une véritable “arsenal juridique” destiné à renforcer la dissuasion et à endiguer la propagation de ces phénomènes dans la société.
Certaines de ces propositions, dont le projet de loi sur la criminalisation des jeux de hasard, sont encore en attente de transmission officielle par le bureau du Parlement. Les travaux de la commission devraient néanmoins entrer dans une phase active dès la semaine prochaine, avec la reprise des séances d’audition et l’examen détaillé des textes.

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