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Cinéma tunisien : Exil de Mehdi Hmili remporte le Grand Prix Tamouda au Maroc

- Culture, Tunisie
20 octobre 2026
cinéma tunisien

Le cinéma tunisien est à l’honneur au Maroc avec le sacre du film Exil (Ightirab), réalisé par Mehdi Hmili. Le long-métrage a remporté le Grand Prix Tamouda lors de la 31e édition du Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, organisée du 3 au 10 octobre 2026. Il a également obtenu le prix de la critique Mustapha Mesnaoui, à l’issue de cette manifestation consacrée aux œuvres cinématographiques du bassin méditerranéen.

Les deux distinctions ont été attribuées le samedi 10 octobre 2026. Elles récompensent une œuvre de fiction qui aborde les rapports entre les travailleurs et leurs employeurs à travers l’histoire d’un ouvrier tunisien confronté à un accident industriel et à la mort mystérieuse de son ami.

Porté notamment par les acteurs Ghanem Zrelli et Maram Ben Aziza, Exil s’inscrit dans le parcours international de Mehdi Hmili. Le film avait été présenté en première mondiale au Festival de Locarno, en Suisse, en 2025. Sa double récompense à Tétouan marque une nouvelle étape dans la diffusion de cette production auprès des professionnels et des publics du cinéma méditerranéen.

Le film tunisien Exil distingué au Festival de Tétouan

La 31e édition du Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan s’est achevée le 10 octobre 2026 après plusieurs jours de programmation. Cette manifestation organisée au Maroc met en avant des œuvres issues de différents pays du bassin méditerranéen et distingue les films présentés dans ses différentes catégories.

C’est dans ce cadre que Exil, également connu sous son titre arabe Ightirab, a reçu le Grand Prix Tamouda. Le long-métrage a aussi été récompensé par le prix de la critique Mustapha Mesnaoui. Ces deux distinctions correspondent à des récompenses distinctes attribuées au cours du même festival.

Le Grand Prix Tamouda distingue le film au sein de la compétition officielle, tandis que le prix de la critique porte le nom de Mustapha Mesnaoui. Le palmarès de cette édition a également mis en avant des productions d’autres pays, confirmant la diversité des œuvres représentées dans la programmation.

Pour le cinéma tunisien, la présence de Exil parmi les films primés permet de mettre en lumière le travail de Mehdi Hmili et des professionnels ayant participé à la réalisation de cette œuvre. Le film repose sur un récit dramatique qui place les conditions de travail, les relations professionnelles et la recherche de vérité au centre de son intrigue.

La reconnaissance obtenue à Tétouan intervient après une première présentation internationale à Locarno, en Suisse, en 2025. Cette première mondiale avait constitué une étape importante dans le parcours du long-métrage avant sa participation au festival marocain.

Le film est une coproduction associant la Tunisie, le Luxembourg, la France, le Qatar et l’Arabie saoudite. Cette collaboration entre plusieurs pays accompagne la circulation de l’œuvre dans le paysage cinématographique international.

Le parcours de Exil repose ainsi sur plusieurs dimensions : la réalisation tunisienne, une production réunissant des partenaires de différents pays et une histoire centrée sur des questions sociales. Les récompenses obtenues au Maroc viennent reconnaître le film dans deux catégories distinctes, celle du Grand Prix Tamouda et celle de la critique.

Exil de Mehdi Hmili : une histoire centrée sur le monde ouvrier

Le long-métrage raconte l’histoire de Mohamed, un ouvrier tunisien employé dans une usine sidérurgique. Son existence bascule après une explosion sur son lieu de travail. L’accident entraîne la mort de son ami et provoque de graves blessures chez Mohamed.

Face à ce drame, le personnage principal refuse de considérer les circonstances de l’accident comme une simple fatalité. Convaincu que les événements cachent une autre réalité, il entreprend de rechercher la vérité sur la mort de son compagnon. Sa démarche le conduit à affronter des rapports de force qui opposent les travailleurs à leurs employeurs.

À travers cette intrigue, Exil aborde les conditions de travail et les tensions qui peuvent exister entre les salariés et les responsables d’une entreprise industrielle. Le récit associe une trajectoire personnelle, marquée par la perte et les blessures, à des questions sociales liées aux relations professionnelles.

La recherche de vérité constitue l’un des moteurs de l’histoire. Mohamed cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé après l’explosion et pourquoi son ami a perdu la vie. Cette quête donne au film sa dimension dramatique et place le personnage face aux conséquences humaines d’un accident industriel.

Le conflit entre travailleurs et employeurs occupe également une place importante dans le récit. L’histoire met en scène des rapports de pouvoir qui influencent la situation de l’ouvrier et sa volonté d’obtenir des réponses. Le film s’intéresse ainsi aux difficultés rencontrées par un travailleur lorsqu’il tente de faire la lumière sur un événement aux conséquences graves.

Le casting comprend notamment Ghanem Zrelli et Maram Ben Aziza. D’autres acteurs participent au long-métrage, parmi lesquels Younes Ferhi, Slim Baccar, Mourad Garsalli et Mohamed Kolsi.

La production est assurée par Moufida Fedhila et Mehdi Hmili. Le réalisateur intervient donc également dans la production du film, aux côtés de Moufida Fedhila. Cette collaboration s’inscrit dans une coproduction internationale réunissant cinq pays : la Tunisie, le Luxembourg, la France, le Qatar et l’Arabie saoudite.

Le film, produit en 2024 selon les informations disponibles sur sa fiche de production, a poursuivi son parcours dans les festivals internationaux après sa première mondiale à Locarno en 2025. Ses distinctions à Tétouan, en octobre 2026, mettent en avant à la fois son récit dramatique et son traitement des relations entre le monde du travail et les structures économiques.

Pour le public tunisien, Exil présente une histoire dont le personnage central est un ouvrier tunisien confronté aux conséquences d’un accident dans une usine sidérurgique. Le film aborde cette situation à travers une fiction centrée sur la recherche de vérité et les tensions sociales, sans se limiter au récit de l’accident lui-même.

La double récompense obtenue lors du Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan distingue ainsi le long-métrage de Mehdi Hmili dans deux catégories : le Grand Prix Tamouda et le prix de la critique Mustapha Mesnaoui.