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Meurtre d’Amel Ghazouani à Jendouba : de nouveaux éléments dans l’enquête

- Tunisie
14 octobre 2026
meurtre d’Amel Ghazouani

Le meurtre d’Amel Ghazouani à Jendouba connaît de nouveaux développements. Le mercredi 14 octobre 2026, plusieurs éléments concernant les circonstances de la mort de cette femme, dont le corps a été découvert dans une maison abandonnée à Jendouba Nord, ont été rapportés. Deux de ses collègues de travail, un homme et une femme, sont soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire.

Les investigations portent notamment sur le déroulement présumé des faits, le rôle attribué à chacun des deux suspects et les circonstances dans lesquelles la victime aurait été transportée puis ensevelie. Les informations communiquées à ce stade reposent en partie sur des déclarations rapportées au cours de l’enquête. Elles doivent être distinguées des faits qui seront établis par les investigations judiciaires et les examens médico-légaux.

La découverte du corps intervient après plusieurs jours de recherches consécutifs à la disparition d’Amel Ghazouani. L’opération d’exhumation, menée le mardi 13 octobre, a nécessité des moyens matériels importants en raison de la profondeur de la fosse dans laquelle la dépouille avait été dissimulée.

Les circonstances présumées du meurtre d’Amel Ghazouani

D’après les éléments rapportés le 14 octobre, l’enquête s’oriente vers une possible implication de deux collègues de la victime, qui travaillaient dans le même établissement. Le mobile présumé évoqué par les enquêteurs serait lié à une relation entre les deux suspects que la victime aurait découverte. Selon cette version des faits, ils auraient craint que cette relation soit révélée.

Ces éléments constituent une piste de l’enquête et ne doivent pas être considérés comme une décision judiciaire établissant les responsabilités. Les circonstances exactes du passage à l’acte et le rôle respectif des personnes mises en cause restent à déterminer dans le cadre de la procédure.

Le déroulement présumé des faits

Selon les déclarations rapportées par le correspondant de Jawhara FM à Jendouba, Rafik Ayadi, Amel Ghazouani serait montée dans la voiture du principal suspect. Elle aurait pris place sur le siège avant, tandis que la seconde suspecte se serait installée à l’arrière du véhicule.

Toujours selon ces informations, la femme aurait étranglé la victime à l’aide d’un foulard pendant le trajet. Les deux suspects l’auraient ensuite transportée vers une maison abandonnée appartenant à un oncle du principal suspect.

Le corps aurait été placé dans une fosse d’environ huit mètres de profondeur, puis recouvert de pierres, de terre et de matériaux de construction. La profondeur exacte de la fosse et les circonstances précises de la mort doivent toutefois être appréciées à la lumière des constatations réalisées sur place et des résultats médico-légaux.

Un autre élément particulièrement grave a été rapporté au sujet des déclarations du principal suspect. Celui-ci aurait affirmé que la victime était encore en vie au moment où elle a été ensevelie. Cette déclaration, si elle est confirmée dans le cadre de la procédure, pourrait contribuer à préciser les circonstances du décès. Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de déterminer l’état exact de la victime au moment de son ensevelissement.

L’autopsie a été demandée afin d’établir les causes exactes de la mort et d’apporter des éléments médicaux utiles à l’enquête. Les résultats de cet examen sont essentiels pour confronter les déclarations recueillies aux constatations scientifiques.

Le rôle attribué aux deux collègues

Les premiers éléments de l’enquête font état d’une évolution dans les déclarations du principal suspect. Lors de ses premières auditions, l’homme aurait affirmé avoir agi seul. Il aurait ensuite reconnu l’implication de sa collègue.

Cette évolution des déclarations constitue un élément important pour les investigations, mais elle doit être examinée avec les autres éléments du dossier. Les enquêteurs doivent notamment établir les circonstances dans lesquelles les faits se seraient déroulés, les actes éventuellement accomplis par chacune des personnes soupçonnées et la cohérence des déclarations recueillies.

D’après les informations rapportées, le principal suspect serait retourné sur les lieux pendant trois jours consécutifs après les faits présumés. Il aurait poursuivi le remblayage de la fosse afin de dissimuler le corps. Les deux collègues auraient, entre-temps, continué à exercer leur activité professionnelle.

Ces éléments sont rapportés dans le cadre des investigations et ne constituent pas, à eux seuls, une décision définitive sur la culpabilité des personnes concernées. La détermination des responsabilités relève de la procédure judiciaire, sur la base des éléments matériels, des auditions et des expertises disponibles.

La question du mobile présumé fait également partie des points examinés. La piste d’une relation que la victime aurait découverte est évoquée dans les déclarations rapportées, mais les circonstances précises qui auraient précédé le crime doivent être établies par les autorités compétentes.

La disparition, l’exhumation et les examens médico-légaux

L’affaire remonte à la disparition d’Amel Ghazouani, dont le corps a finalement été retrouvé dans une maison abandonnée située à Jendouba Nord. Les recherches engagées après sa disparition ont conduit les enquêteurs vers le lieu où la dépouille était dissimulée.

La découverte du corps a marqué une étape importante dans l’enquête. Elle a permis aux autorités d’engager les opérations nécessaires à son extraction et à son transfert vers un établissement hospitalier pour les examens médico-légaux.

Une opération d’exhumation mobilisant des moyens importants

L’exhumation a été menée le mardi 13 octobre 2026. Selon les informations communiquées, les opérations ont commencé aux alentours de 8 heures du matin et se sont poursuivies pendant près de neuf heures.

La profondeur de la fosse et les matériaux qui recouvraient la dépouille ont rendu nécessaire le recours à une pelleteuse mécanique. L’intervention s’est déroulée en présence des autorités compétentes.

Le corps a finalement été extrait vers 17 heures. La dépouille présentait déjà des signes de décomposition, ce qui a rendu d’autant plus importante la réalisation d’examens spécialisés pour déterminer les causes du décès.

À la suite de l’exhumation, le corps a été transféré à l’hôpital universitaire de Jendouba pour y subir une autopsie. Cet examen médico-légal doit permettre d’apporter des précisions sur les circonstances de la mort et de confronter les constatations médicales aux déclarations recueillies pendant les auditions.

L’autopsie constitue un élément distinct des aveux ou des déclarations des personnes soupçonnées. Elle apporte des constatations médicales susceptibles d’éclairer les enquêteurs sur les causes du décès, sans préjuger à elle seule de la responsabilité pénale des personnes concernées.

Les prochaines étapes de l’enquête

Le meurtre d’Amel Ghazouani fait l’objet d’investigations visant à préciser le déroulement des faits et les responsabilités éventuelles. Les déclarations des suspects, les constatations réalisées sur le lieu de la découverte du corps et les résultats des examens médico-légaux sont autant d’éléments susceptibles d’être examinés dans le cadre de la procédure.

Les enquêteurs doivent notamment confronter les différentes versions recueillies et vérifier leur compatibilité avec les éléments matériels disponibles. Cette démarche permet de distinguer les faits établis des hypothèses encore examinées.

L’affaire intervient après une disparition qui avait suscité des recherches pendant plusieurs jours. La découverte de la dépouille dans une maison abandonnée a conduit à une opération d’exhumation complexe, puis au transfert du corps pour autopsie.

Les informations diffusées le 14 octobre font état de deux collègues soupçonnés d’implication. Les circonstances précises de leur participation présumée, le mobile évoqué et les causes exactes du décès restent soumis aux vérifications de l’enquête et aux constatations judiciaires.