L’Italie veut augmenter ses importations de gaz en provenance d’Algérie. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, l’a annoncé hier lors d’une visite officielle à Alger. Elle s’est exprimée en conférence de presse aux côtés du président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Pourquoi maintenant ?
L’Italie traverse une crise d’approvisionnement. Des frappes militaires ont récemment touché des installations gazières au Qatar. Or, ce pays couvrait environ 10 % de la consommation annuelle italienne. Sa mise hors service partielle a fait bondir les prix du gaz en Europe d’environ 35 %. Rome cherche donc de toute urgence à combler ce manque.
L’Algérie, choix naturel
L’Algérie est déjà le premier fournisseur de gaz de l’Italie. Elle couvre plus de 30 % de ses besoins. Le gaz transite essentiellement par le gazoduc Transmed, qui fonctionne aujourd’hui à pleine capacité. En 2025, les échanges énergétiques entre les deux pays ont atteint 8,1 milliards d’euros. C’est 83 % du total des importations italiennes depuis l’Algérie.
Ce qui a été décidé
Meloni et Tebboune ont convenu de renforcer leur coopération énergétique. Les deux géants nationaux, l’italien Eni et l’algérien Sonatrach, seront mobilisés. Ensemble, ils s’engageront sur de nouveaux fronts: le gaz de schiste et l’exploration offshore. L’objectif est d’augmenter progressivement les volumes livrés vers l’Italie.

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