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Olfa Hamdi condamnée à quatre ans de prison en Tunisie

- Politique, Tunisie
21 octobre 2026
Olfa Hamdi condamnée à quatre ans de prison

Le tribunal militaire permanent de Tunis a condamné Olfa Hamdi, présidente du parti politique de la Troisième République, à quatre ans de prison et à un total de 80 000 dinars d’amendes dans deux affaires distinctes. L’annonce a été faite le mercredi 21 octobre 2026 par son avocat, Me Akram Moussa.

Selon les précisions communiquées par l’avocat, les deux décisions judiciaires prévoient chacune une peine de deux ans d’emprisonnement, accompagnée d’une amende de 40 000 dinars. Les accusations retenues comprennent notamment le complot contre la sûreté de l’État ainsi que des infractions relevant de la justice militaire.

Cette nouvelle décision intervient alors qu’Olfa Hamdi purge déjà une peine de deux ans de prison prononcée dans une autre affaire en mars 2026. Les dernières condamnations s’ajoutent donc à une sanction judiciaire antérieure, également liée à un dossier de nature similaire.

Deux condamnations militaires et 80 000 dinars d’amendes

Les décisions rendues par le tribunal militaire permanent de Tunis concernent deux dossiers distincts. D’après les informations communiquées par Me Akram Moussa, chacune des deux affaires a donné lieu à une peine d’emprisonnement de deux ans.

Le montant des sanctions financières a également été précisé. Pour chaque dossier, l’amende prononcée s’élève à 40 000 dinars. Le total atteint ainsi 80 000 dinars pour les deux affaires.

La condamnation d’Olfa Hamdi à quatre ans de prison correspond donc au cumul des deux peines de deux ans prononcées dans ces dossiers. Il convient de distinguer ces nouvelles sanctions de la peine antérieure de deux ans, dont l’existence a été confirmée par son avocat.

Les accusations mentionnées dans le cadre des procédures comprennent notamment le complot contre la sûreté de l’État et d’autres infractions à caractère militaire. Ces éléments correspondent aux qualifications évoquées par la défense dans ses déclarations publiques. Les détails complets des décisions judiciaires, notamment les motifs développés par la juridiction pour chaque chef d’accusation, ne sont pas précisés dans les informations disponibles.

La condamnation d’Olfa Hamdi s’inscrit dans le cadre de procédures examinées par la juridiction militaire tunisienne. Les deux affaires ayant donné lieu aux nouvelles peines doivent être distinguées du dossier jugé en mars 2026, même si l’avocat les présente comme étant de nature similaire.

Pour comprendre le montant total annoncé, trois éléments doivent ainsi être pris en compte : deux peines de prison de deux ans, deux amendes de 40 000 dinars et une condamnation antérieure de deux ans dans un autre dossier. Les informations communiquées ne permettent toutefois pas, à elles seules, de préciser les modalités exactes d’exécution des différentes peines ni leur éventuel aménagement.

Olfa Hamdi, présidente du parti de la Troisième République

Olfa Hamdi est une responsable politique tunisienne qui dirige le parti de la Troisième République. Avant son engagement politique, elle a notamment occupé le poste de présidente-directrice générale de Tunisair, la compagnie aérienne nationale tunisienne, au début de l’année 2021.

Elle a ensuite fondé le parti de la Troisième République en 2022. Dans le cadre de son activité politique, elle a pris publiquement position sur la situation institutionnelle en Tunisie et a critiqué certaines orientations du président Kaïs Saïed. Elle a également défendu l’idée d’une transition politique et l’organisation d’élections présidentielles anticipées.

Son parcours professionnel et politique permet de situer les fonctions qu’elle a exercées avant les procédures judiciaires évoquées dans cette affaire. Son passage à la tête de Tunisair constitue notamment un élément important de son parcours public, tandis que la direction du parti de la Troisième République marque son engagement dans la vie politique tunisienne.

En février 2026, Olfa Hamdi a été interpellée à son arrivée dans un aéroport tunisien, après avoir vécu à l’étranger. Cette interpellation a précédé les développements judiciaires qui ont suivi. Les procédures engagées à son encontre ont notamment porté sur des accusations liées à la sûreté de l’État et à des infractions militaires.

En mars 2026, une première condamnation à deux ans de prison a été prononcée dans une autre affaire. D’après son avocat, cette peine était en cours d’exécution au moment de l’annonce des deux nouvelles décisions judiciaires, le 21 octobre 2026.

La condamnation d’Olfa Hamdi à quatre ans de prison annoncée en octobre doit donc être distinguée de cette peine précédente. Les quatre années correspondent aux deux nouvelles condamnations cumulées, tandis que les deux années prononcées en mars relèvent d’un dossier distinct.

Les informations disponibles ne précisent pas si les différentes peines doivent être exécutées de manière consécutive ou simultanée, ni si des recours ont été engagés contre les décisions du tribunal militaire. Ces éléments nécessitent des précisions judiciaires supplémentaires pour déterminer les conséquences exactes des jugements sur la durée totale de détention.

Le dossier concerne ainsi trois condamnations distinctes mentionnées par la défense : deux nouvelles peines de deux ans chacune et une peine antérieure de deux ans prononcée en mars 2026. Le montant total des amendes associé aux deux nouvelles affaires s’élève à 80 000 dinars tunisiens.