La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a publié une mise à jour économique intitulée “Potential economic impact of the conflict in the Middle East”. Elle y identifie les pays de sa zone d’intervention les plus exposés aux retombées du conflit.
Les pays nommément cités
Les économies de la zone BERD présentant une forte dépendance aux importations d’énergie, d’engrais et de produits alimentaires, des liens étroits avec les pays du Golfe et des marges budgétaires limitées sont les plus susceptibles d’être touchées. Parmi elles figurent l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Kenya, le Liban, la Moldavie, la Mongolie, la Macédoine du Nord, le Sénégal, la Tunisie, la Türkiye et l’Ukraine.
Les canaux de transmission identifiés par la BERD
La BERD prévoit que le conflit pèse sur l’activité économique de ses régions via la hausse des prix de l’énergie et des engrais, les perturbations des flux commerciaux et touristiques, et le durcissement des conditions de financement.
Sur le commerce : les économies dépendantes des routes transitant par le détroit d’Ormuz, dont l’Irak, pourraient faire face à des difficultés particulières, même si les réserves existantes de certaines matières premières comme le blé offrent un certain amortisseur.
Sur le tourisme et les transferts de fonds : les économies très dépendantes du tourisme, comme la Jordanie, devraient enregistrer un recul des arrivées. Les envois de fonds en provenance des pays du CCG — source de revenus importante pour le Liban, la Jordanie et l’Égypte — pourraient également se retrouver sous pression.
Sur les conditions financières : les rendements obligataires ont augmenté dans la région sud et est-méditerranéenne et en Türkiye. Les sorties de capitaux sont restées jusqu’ici gérables, mais pourraient s’intensifier si les conditions financières mondiales se dégradent davantage.

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