Les dernières secondes de l”élection Miss France 2026 ont retenu
le souffle du Zénith d’Amiens. Sur scène, deux silhouettes venues
des territoires ultramarins, Miss Tahiti et Miss
Nouvelle-Calédonie, attendaient dans un silence quasi total que le
nom de la nouvelle reine de beauté soit enfin annoncé. Dans les
salons, sur les réseaux et devant les écrans, le suspense était à
son comble, nourri par un Top 12 révélé tard dans la soirée qui
avait déjà fait croire à certains que la grande favorite de l’année
pouvait disparaître du palmarès. La décision qui tombait allait
pourtant offrir un tournant très particulier au concours.
Quelques instants plus tard, le verdict est tombé : Miss Tahiti,
Hinaupoko Devèze, 23 ans, 1,82 m, originaire de Māhina, a été
sacrée Miss France 2026 au milieu d’une ovation.
Déjà élue Miss Tahiti le 28 juin à Pirae, elle devient la sixième
représentante polynésienne à décrocher la couronne nationale, avec
un prénom qui signifie “Grande déesse”. Grande sportive,
silhouette longiligne et regard clair, la jeune femme que beaucoup
d’internautes comparent à Rihanna s’imposait depuis des mois comme
la favorite de cette 96e édition. Reste à comprendre qui se cache
derrière cette nouvelle figure venue de l’autre bout du monde.
Miss France 2026 : une finale historique pour Miss Tahiti au
Zénith d’Amiens
Au Zénith d’Amiens, trente candidates régionales se sont
affrontées pour cette élection placée sous le signe du voyage. La
soirée a débouché sur un duel inédit 100 % outre-mer entre Miss
Tahiti et Miss Nouvelle-Calédonie, dans lequel Hinaupoko Devèze
s’est imposée devant Juliette Collet, 1ère dauphine, et Victoire
Dupuis, Miss Normandie, 2e dauphine, suivies par Miss Guadeloupe et
Miss Roussillon. Déjà donnée grande favorite depuis son sacre
régional du 28 juin, la jeune femme n’a pourtant vu son nom
apparaître qu’en toute fin de Top 12, un suspense qui a fait monter
l’angoisse chez les téléspectateurs et sur les réseaux sociaux.
Pour Tahiti, ce sacre a une résonance très particulière. Sept
ans après la victoire de Vaimalama Chaves, l’archipel retrouve la
couronne nationale et s’inscrit un peu plus dans l’histoire du
concours avec une sixième Miss France polynésienne. Présente
discrètement dans la salle, Vaimalama Chaves n’est pas montée sur
scène mais a partagé son émotion sur Instagram, les larmes aux
yeux. “Il était une fois…le temps qui passait. 7 ans après,
Tahiti est de retour sur la scène nationale et je vis cette émotion
d’un peu plus loin, avec les yeux de l’expérience et le coeur au
bord des lèvres, bienvenue dans la famille Miss France”,
a-t-elle indiqué.
Qui est Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti sacrée Miss France 2026
?
Hinaupoko Devèze a grandi entre Polynésie et Hexagone. Fille
d’une mère marquisienne originaire de Ua Pou et d’un père venu de
métropole, elle a passé une quinzaine d’années en France, notamment
dans le Gard, avant de revenir s’installer à Tahiti il y a trois
ans. Aujourd’hui secrétaire administrative, cette grande sportive
au péché mignon chocolat au lait a délaissé les
salles de musculation pour les sentiers de l’île. “Depuis que
je suis rentrée à Tahiti, j’ai à nouveau aimé faire du sport en
pleine nature, parce que quelle chance on a !”, a raconté
Hinaupoko Devèze dans un entretien diffusé sur Polynésie
1ère. La sublime brune aux yeux clairs a aussi exercé comme
mannequin sous son deuxième prénom, Céline, apparaissant par
exemple dans le clip Doudou des rappeurs Koba LaD et
Naps.
Hinaupoko Devèze vient d’une famille recomposée et très soudée,
où les liens avec ses demi-frères et sœurs sont centraux. A propos
de l’un d’eux, qu’elle présente comme son pilier, elle confie avec
humour : “Il m’a toujours dit quand tu auras 30 ans, je
t’appellerai bébé devant ton chéri !”, plaisante-t-elle. Ce
demi-frère explique de son côté “je m’en suis occupé comme si
c’était ma fille”, avant de détailler : “Je l’ai toujours
chouchoutée quand j’allais la chercher à l’école, je l’emmenais à
l’école, je changeais même ses couches.” Sa mère, originaire
de Ua Pou aux Marquises, lui a transmis le prénom traditionnel
réservé aux aînées de la lignée et décrit sa fille en ces mots :
“Elle était sage, très sage. Elle était mignonne, elle était
avenante avec les gens…”, avant de souligner qu’aujourd’hui
“elle s’affirme”.
Miss France 2026, santé mentale et
appel à la bienveillance
Derrière l’image de carte postale, la nouvelle Miss
France 2026 porte surtout un combat : la santé
mentale. Avant de revenir à Tahiti, Hinaupoko Devèze
suivait des études de droit en métropole lorsqu’elle a vécu un
burn-out, au point de devoir tout arrêter. Elle raconte avoir
demandé de l’aide : “J’ai consulté une psychologue qui m’a
justement permis de me donner les outils pour aller mieux.”
Après cette épreuve, elle a quitté le droit pour se réorienter vers
la psychologie, avec une conviction forte. “Ce que j’ai appris,
ça devrait être à disposition de chacun, faire partie de
l’éducation. J’ai eu peur d’en parler, de montrer mes failles, mais
pour lever ce tabou, il faut raconter ces histoires.” Un
véritable mantra résumée par trois mots qu’elle met souvent en
avant : Oser, tomber, se relever.
Cet engagement trouve un écho particulier au moment où Hinaupoko
Devèze succède à Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025,
première Martiniquaise et première trentenaire couronnée à 34 ans.
Durant son règne, Angélique Angarni-Filopon a été la cible de
nombreux messages haineux visant son âge, son physique ou ses
origines, avec des propos racistes répétés. “Je n’avais jamais
reçu autant de haine en si peu de temps, ça m’a profondément
touchée”, a-t-elle confié dans un entretien rapporté par
Voici. Le président de la Société Miss France, Frédéric
Gilbert, décrit une jeune femme sans carapace : “Elle aurait
voulu réussir à convaincre tout le monde que c’est une personne
bien, une vraie gentille. C’est pour ça qu’elle prend tout en
pleine tête, il y a zéro carapace. On lui a répété de se protéger,
de mettre de la distance et ne pas monter au front. Qu’elle n’a pas
volé sa couronne. On ne peut pas faire l’unanimité, aucune Miss
France ne l’a jamais fait”, a-t-il dit. Il raconte aussi ce
moment de rupture : “En février, après la vague de harcèlements
depuis son élection, Angélique voulait rendre sa couronne, elle
voulait arrêter parce que c’était trop dur, c’était trop
lourd.” La principale intéressée résume son état d’esprit :
“Tu en viens à te demander si tu es une bonne personne, plus
même qu’une bonne Miss France”. Malgré tout, elle a poursuivi
ses déplacements et actions associatives, portée par ces instants
de terrain : “Chaque sourire d’enfant ou chaque merci dans une
association me rappelait pourquoi je faisais tout ça, même si les
messages haineux pesaient lourd,” a-t-elle expliqué. Lors du
voyage préparatoire avec les candidates, elle a même choisi de leur
montrer certains messages reçus : “Je voulais qu’elles voient
la réalité. Ce n’est pas pour les effrayer, mais pour qu’elles
sachent ce qui peut les attendre.” Le 6 décembre 2025, au
Zénith d’Amiens, avant de remettre sa couronne à sa successeure,
Angélique Angarni-Filopon a pris la parole une dernière fois face
au public : “Ce soir, il est temps de reposer la couronne qui
m’a accompagnée pendant un an et je mesure l’immense privilège que
j’ai eu de vivre tout ça, à vos côtés. Miss France est un chemin
qui bouleverse, qui fait grandir, qui transforme et pour rien au
monde, je n’échangerai ce que ce que j’ai vécu”, a-t-elle
déclaré. Elle a ensuite remercié les Français en lançant :
“J’espère que j’ai gagné un petit bout de votre cœur. Cette
couronne, je suis allée la chercher et c’est vous, qui me l’aviez
offerte. et pour ça, je ressens une gratitude infinie. Certaines
histoires méritent une seconde chance, même quand elles arrivent un
peu plus tard que prévu. Dans un monde où on se cherche en
personne, vous m’avez montré que ma place est là où j’ai choisi
d’être”, a-t-elle assuré. S’adressant directement à celle qui
allait devenir Miss France 2026, elle a conclu : “A toi, ma
très chère Miss France 2026. Que cette année te soit aussi douce et
révélatrice que la mienne. Sache que je serai toujours là pour toi
comme celles qui m’ont précédé et qui ont veillé sur moi.”
Avant de demander un changement de regard de la part du public et
des internautes : “Soyez plus bienveillants avec Miss France
2026 que vous l’avez été avec moi.”
Qui est Hinaupoko Devèze, élue Miss France 2026 ?
Hinaupoko Devèze est Miss Tahiti 2025, originaire de Māhina,
âgée de 23 ans et mesurant 1,82 m. Fille d’une mère marquisienne de
Ua Pou et d’un père métropolitain, elle a grandi entre la Polynésie
française et la métropole avant de revenir vivre à Tahiti. Elle
travaille comme secrétaire administrative, a été mannequin sous son
deuxième prénom Céline et s’engage fortement pour la santé mentale
après avoir connu un burn-out pendant ses études de droit.
Quel est l’âge et la taille de Miss France 2026 ?
Au moment de son sacre lors de l’élection Miss France 2026 au
Zénith d’Amiens, Hinaupoko Devèze avait 23 ans. Elle mesure 1,82
m.
Où et quand s’est déroulée l’élection Miss France 2026 ?
L’élection Miss France 2026 s’est tenue le 6 décembre 2025 au
Zénith d’Amiens. Trente candidates régionales y concouraient pour
la couronne et le titre a finalement été remporté par Miss Tahiti,
devant Miss Nouvelle-Calédonie, Miss Normandie, Miss Guadeloupe et
Miss Roussillon.
Quelle cause défend Hinaupoko Devèze pendant son règne de Miss
France 2026 ?
Hinaupoko Devèze a choisi de mettre en avant la santé mentale.
Elle raconte avoir vécu un burn-out pendant ses études de droit,
puis avoir consulté une psychologue et décidé de se réorienter vers
la psychologie. Son objectif est de lever le tabou qui entoure
encore la santé mentale et de diffuser au plus grand nombre les
outils qui l’ont aidée à aller mieux.
Pourquoi le discours d’Angélique Angarni-Filopon a marqué Miss
France 2026 ?
Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, a profité de la
soirée Miss France 2026 pour revenir sur une année marquée par le
harcèlement en ligne et les attaques sur son âge, son physique et
ses origines. Très émue, elle a remercié le public pour le soutien
reçu, a adressé un message de solidarité à sa successeure et a
demandé aux téléspectateurs d’être plus bienveillants avec Miss
France 2026 qu’ils ne l’avaient été avec elle.

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